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Jésus, vrai Dieu et vrai homme ? (Introduction à l’apologétique 5/7)

Bartolomé Esteban Murillo- Resurrección del Señor
Qui était cet agitateur juif du Ier siècle, dont nous avons relevé les traces historiques ? Un fou, un rebelle talentueux mais malchanceux, ou le fils de Dieu ?

Lire aussi dans notre dossier d’introduction à l’apologétique :

Peut-on prouver l’existence de Dieu ? (Introduction à l’apologétique 1/7)

Si Dieu existe pourquoi le mal ? (Introduction à l’apologétique 2/7)

La Trinité, mystère ou absurdité (Introduction à l’apologétique 3/7)

Jésus-Christ, une légende ? (Introduction à l’apologétique 4/7)

écouter la conférence:

Dans le cadre de ce cours d’apologétique, il faut s’arrêter sur la personne de Jésus, le centre de nos vies, car plus on le connaît, et plus on l’aime.

 « Un homme purement homme qui aurait dit le genre de chose que disait Jésus ne serait pas un grand moraliste. Il serait soit fou, soit le diable. Vous devez faire votre choix. Ou bien cet homme était, et est le fils de Dieu, ou bien c’était un malade mental, voire pire. Vous pouvez le faire taire parce qu’il est fou, vous pouvez le frapper et le tuer comme un démon, vous pouvez enfin tomber à ses pieds et l’appeler « mon seigneur et mon Dieu. » (…) Or, il me semble évident qu’il n’était ni fou ni maléfique ; en conséquence, aussi étrange ou terrifiant ou invraisemblable que cela puisse paraître, je dois accepter l’idée qu’il était Dieu et qu’il est Dieu. » (C. S. Lewis, Mere Christianity)

Lorsque l’on cherche à mieux connaître le personnage dont nous avons précédemment dégagé les traces historiques, une difficulté surgit : qui est-il vraiment, Dieu ou homme ? L’unité de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, est difficile à percevoir. Nous allons pourtant essayer de montrer comment ce mystère de l’Incarnation ne va pas contre la raison.

Croire que Jésus est bien un personnage historique, l’objet de notre dernière démonstration, ne suffit pas à un catholique ; beaucoup croient au « Jésus historique » (musulmans, juifs à leur manière, le monde scientifique). Or nous ne pouvons pas donner notre vie et remettre notre foi en un simple homme, ni nous contenter d’une règle morale pure, si équilibrée qu’elle soi. Notre religion n’est pas quelque chose mais quelqu’un : le Christ.

Nous croyons donc en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme ; Dieu car deuxième personne de la sainte Trinité, partageant la nature divine, homme né d’une femme, qui lui a donné sa nature humaine. Et pourtant il y a une seule personne – il n’y a pas en Jésus comme en nous une personne humaine, mais seulement la personne du Fils, que nous appelons « Jésus » (Dieu sauve), assumant une nature humaine à une époque et un endroit précis de l’histoire humaine.

Pour affirmer et éclairer ce mystère, nous pouvons nous appuyer sur les paroles de Jésus lui-même, transmises par l’Évangile, auquel nous adhérons en tant que livre historique authentique mais surtout que parole de Dieu. Nous pouvons aussi nous appuyer sur le plus grand miracle de l’histoire : sa résurrection. Si un homme prétend être Dieu durant sa vie, meurt et ressuscité comme il l’avait prédit, on a de bonnes raisons de croire qu’il dit vrai.

Questions cependant : tout cela n’est-il pas une belle légende composée par les chrétiens des premiers siècles ? Jésus a-t-il réellement prétendu être divin ? Est-il vraiment ressuscité ? Beaucoup croient effet que Jésus aurait été « divinisé » tardivement. La divinité de Jésus scandalise les musulmans, qui accusent les chrétiens de falsification.

Le mystère de l’incarnation

Lisons les premiers mots des 4 Évangiles

            – Mt 1, 23 : « la vierge concevra un fils et on le nommera Emmanuel, c’est à dire ‘Dieu avec nous’… »

            – Mc 1, 1 : « Évangile de Jésus-Christ, fils de Dieu. »

            – Lc 1, 31 : « L’ange dit à Marie : vous concevrez en votre sein et vous enfanterez un fils auquel vous donnerez le nom de Jésus : il sera grand, on l’appellera fils du Très Haut. »

            – Jn 1, 14 : « Au commencement était le Verbe ; et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu… ; et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous. »

Admirons cette concordance des Évangiles pour affirmer le mystère de l’incarnation. Rappelons que le mystère est le « secret que le roi dévoile », un fait réel mais trop inexplicable, trop compréhensible pour notre faible intelligence. Or l’incarnation est inexplicable, car cette personne en face de nous, Jésus, est à la fois Dieu (pur esprit, infiniment parfait, créateur et maître de tout) et homme (créature corporelle, soumise à la matérialité, proche du néant). L’union des deux natures en une seule personne paraît inconcevable : pourrait-on penser à un homme s’abaissant à prendre la nature végétale ?

Nous avons heureusement reçu la lumière de la foi, qui nous fait adhérer aux mystères de Dieu, les trois principaux étant la Trinité, l’Incarnation et la Rédemption.

Le mode de l’union entre Dieu et l’homme

Le mystère de l’Incarnation s’exprime dans l’union hypostatique, c’est à dire l’union dans la personne (hypostase) : on affirme ainsi qu’il n’y a en Jésus qu’une seule personne, mais deux natures bien distinctes, sans confusion, ni transformation, ni division, ni séparation (définitions du concile d’Éphèse en 431 et de Chalcédoine en 451).

Ces précisions doivent être conservées pour se garder de deux hérésies opposées :

            – celle de Nestorius : voit en Jésus deux personnes : une divine et une humaine

            – celle d’Eutychès : voit dans le Christ une seule nature faite de l’union du verbe avec l’humanité.

Or la vérité est toujours dans la nuance, le dogme de foi est sur la ligne de crête entre ces deux erreurs : il y a une seule personne mais deux natures. Comment cette union se réalise-t-elle ?

Elle est unique, sans exemple ou comparaison possible, mais peut être éclairée par certaines métaphores : on raconte qu’un disciple d’Eutychès voulait convaincre un enfant catholique de l’unicité de la nature en Jésus ; prenant deux morceaux de fer, il les met au feu et les réunit en un seul, prétendant ainsi prouver qu’en Jésus se confondent les natures divine et humaine ; l’enfant propose de remplacer les morceaux de fer par une barre d’or et une barre de fer, si on les fond ensemble, demande-t-il, qu’obtiendra-t-on, de l’or ou du fer ? « Ni l’un ni l’autre » ! « Il en est de même pour Jésus. »

En lui en effet la nature divine et la nature humaine restent sans confusion, la nature divine n’est pas abîmée par son union avec la nature humaine, qui n’en est pas annihilée ou écrasée. On ne peut l’explique de manière satisfaisante à vue humaine, mais ce qui est impossible à l’homme est possible pour Dieu, pourvu que ce ne soit pas absurde et contradictoire.

Nature et personne

Il importe pour bien comprendre le mode de l’union, de distinguer nature et personne.

– la nature est ce qui fait qu’un être est tel, ce qu’il est, et pas autre chose (la plante diffère de l’animal en vertu de sa nature, l’animal diffère de l’homme…). En revanche les individus de même espèce ont même nature, seuls les accidents changent.

– la personne est un être réellement existant, concret, que l’on peut désigner, avec ses particularités propres qui le distinguent des autres membres de l’espèce. Le mot « personne » renvoie en particulier aux êtres individuels de nature spirituelle (hommes, anges, Dieu).

– le fond du mystère de l’Incarnation est que dans le Christ, la nature humaine est réellement existante, avec des caractéristiques spécifiques qui font de cet homme un individu à part – il a tout ce qu’il faut pour constituer une personne. Et cependant Jésus n’est pas une personne humaine, mais une personne divine, la deuxième de la Sainte Trinité.

En effet, être une personne c’est être un individu distinct : il ne peut y avoir deux personnes dans un même être, on ne peut être en même temps soi-même et un autre.

Naturellement, un être a une seule nature (le chêne, le chien, nous), mais Dieu peut permettre qu’un être ait deux natures : « le Verbe (la pensée de Dieu) s’est fait chair » – « la parole s’est faite viande » pourrait-on traduire.

Il ne s’agit pas d’une transformation par laquelle Dieu cesserait d’être Dieu – qu’apporterait-il alors au monde ? Il s’agit d’un être humain bien vivant et concret, qui ne reçoit pas l’existence d’une personne humaine mais divine. Il y a une personne distincte mais avec deux natures, sans confusion, et donc une double vie, divine et humaine, de Jésus, qui agit comme Dieu et homme à la fois.

Ainsi la nature humaine de Jésus est la plus noble de toutes, puisqu’elle est portée par une personne divine. Cette admirable élévation fait que nous pouvons de nouveau être véritablement enfants de Dieu.

Personne et nature dans l’union hypostatique

– En Jésus la personne divine n’est pas changée, on dit que le Verbe de Dieu assume la nature humaine : il la saisit, la fait sienne, l’élève, pour aboutir à l’union hypostatique. L’inverse eût été impossible : une personne humaine ne peut assumer la nature divine.

– Dieu aurait pu s’unir à une autre créature, supérieur ou inférieure, mais par son âme rationnelle, l’homme a déjà une certaine ressemblance avec Dieu, il est fait à son image. La nature blessée par le péché originel peut être réparée, contrairement aux anges, dont la faute est irréparable : Dieu prend donc la nature humaine dans toutes ses étapes et composantes : gestation, enfance, âge adulte, souffrances, mort…

– Puisqu’il est un homme, Jésus a un corps humain mais aussi une âme humaine, et par conséquent une intelligence et une volonté humaines. Il a donc en un certain sens les passions et les sentiments de notre nature, il a grandi en âge, en sagesse, en connaissance (Lc 2, 52). Certaines choses lui étaient inconnues en tant qu’homme :  « Quant à la date ce jour ou à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le Ciel, ni le Fils, personne que le Père » (Mc 13, 32).

– Question importante cependant : savait-il qu’il était Dieu ? Évidemment, depuis les premiers instants de l’incarnation.

– Une seule chose distingue Jésus : le péché dont il est totalement exempt : il est la victime sans tache qui vient réparer la justice brisée par le péché originel, par son sacrifice.

Après ce rappel théologique, voyons si nous pouvons prouver la divinité de Jésus, à partir des Évangiles ?

On objecte souvent que Jésus ne l’a pas affirmée, comme si cela pouvait déranger – on veut alors ne le voir que comme homme ; sa divinité aurait été une invention tardive.

La thèse ne tient pas debout : juifs et chrétiens sont bien d’accord sur ce point. Jésus a prétendu être le messie annoncé, ayant une autorité égale à celle de Dieu.

Si l’on nie cela, on ne peut plus comprendre la condamnation par les juifs, la foi des apôtres (pour un juif l’idée d’un homme-Dieu est totalement inconcevable), l’expansion du christianisme dans les trois premiers siècles.

Plongeons-nous donc dans l’Évangile pour voir ce que Jésus dit de lui-même, et si de telles affirmations ont pu être inventées a posteriori (par les apôtres ou l’Église) ?

Jésus a vraiment affirmé sa divinité

Beaucoup attendaient le messie à l’époque de Jésus, mais avec des idées très différentes : un sauveur purement politique, un roi-prêtre, un vengeur et rémunérateur…

Personne en revanche ne pouvait imaginer un messie qui soit Dieu et homme : Jésus va à l’encontre de tout ce qui était attendu – ce qui se perçoit dans la progression de l’annonce au cours des Évangiles. Il ne manifeste pas sa divinité de but en blanc, mais déploie des trésors de pédagogie qui sont la marque de Dieu : sa divinité est dévoilée de manière progressive, indirecte, implicite. Jésus fait dire aux autres ce qu’il manifeste : « c’est toi qui le dit » (devant Pilate : Mc 15, 2). Il multiplie les déclarations et les actes qui présupposent sa divinité : pardon des péchés, affirmation de son pouvoir de juger les vivants et les morts, interprétation de la loi de Dieu (« vous avez appris que… et moi je vous dis… »), expulsion des démons.

La meilleure preuve est que les juifs ne s’y sont pas trompés :  « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2, 5-7).

Remarquons que Jésus adopte une manière de parler (« moi… je vous le dis… ») qui dans la Bible est propre à Dieu : il parle en style « divin ».

Il affirme même être le centre de la vie religieuse : il faut le préférer à ses propres parents (Mt 10, 37) ; être prêt à donner sa vie pour lui (Mt 10, 38) ; il affirme être « la voie, la vérité et la vie ! » (Jn 14, 6) – il faut être Dieu, ou fou, pour cela.

Lorsqu’il parle de lui, Jésus se nomme « le fils de l’homme » (80 fois dans l’Évangile) ; l’affirmation semble peu signifiante. En fait c’est le contraire, car il s’agit d’une citation de la vision du prophète Daniel (Dn 7, 13-14) où l’on voit Dieu donner la domination de l’univers à un fils d’homme, qui sort de l’intimité de Dieu. Il s’agit donc d’un titre messianique, qui affirme l’origine divine.

Jésus accepte les marques d’adoration des apôtres : « Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus et dirent : tu es véritablement le fils de Dieu. » (Mt 14, 33)

Il professe sa divinité devant le grand prêtre : « Le grand prêtre l’interrogea de nouveau et lui dit :  ‘Es-tu le Christ, le Fils du Béni?’ Jésus dit : ‘Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel.’ Et le grand prêtre déchira ses vêtements et dit : ‘Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème : que vous paraît-il ?’ Tous le condamnèrent (comme) méritant la mort » (Mc 14, 61-65). Pour les juifs c’était le plus grand blasphème qui soit : se déclarer Dieu. Saint Jean est encore plus explicite : « Les juifs lui dirent alors : ‘Tu n’as pas 50 ans et tu as vu Abraham !’ Jésus leur dit : ‘En vérité, en vérité je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS.’ Ils ramassèrent alors des pierres pour les lui jeter. (Jn 8, 58)

Jésus s’affirme consubstantiel au père : « Le père et moi sommes un. » (Jn 10, 30).

Jésus se cache et en même temps se dévoile ; « Jésus est assez clair pour ceux qui veulent voir, mais reste assez obscur pour ceux qui ne veulent pas voir » (Pascal). Il nous laisse la liberté de l’aimer.

Ainsi d’après les Évangiles, Jésus s’est historiquement déclaré Dieu, ce qui a entraîné : son rejet violent de la part des juifs, l’adoration de la part des apôtres et des chrétiens, dès les premiers temps.

Ses prétentions divines étaient-elles bien fondées ?

  1. Jésus a affirmé, implicitement ou explicitement qu’il était Dieu.
  2. Ou bien il disait vrai, ou bien il disait faux (proposition évidente – deux contradictoires ne peuvent être vrais en même temps).
  3. S’il disait faux, il était soit menteur, soit fou.
  4. Jésus n’est pas un menteur : cela contredirait sa vie exemplaire, admirée de tous, même hors de l’Église.
  5. Jésus n’est pas un fou : sa vie montre au contraire un homme parfait: sa façon d’agir, ses discours, la protection accordée aux pécheurs, les réponses à Ponce Pilate, le refus d’être proclamé roi, de toute puissance terrestre… Il montre un visage de Dieu surprenant, mais pas fou.

Ainsi : 1) Jésus n’est ni fou ni menteur, et ne disait pas faux ; 2) donc il disait vrai ; 3) il est Dieu.

On arrive alors à un problème de taille avec la mort de Jésus : prenons conscience du traumatisme chez les apôtres : ils s’apprêtaient à le reconnaître comme Dieu et le voilà pendu à la croix, mis au tombeau… tout est fini. Si Dieu peut mourir, alors – semble-t-il – tout s’écroule. Comment sortir de ce doute ? Dieu nous confirme la divinité de Jésus par la résurrection.

Jésus est-il vraiment ressuscité ?

« Si Jésus n’est pas ressuscité, votre foi est vaine » (1Co 15, 17). Si Jésus n’est pas ressuscité sa vie est un mensonge, et la nôtre est absurde. Il faut donc montrer que 1) la résurrection est historique, 2) si Jésus est ressuscité alors il est vraiment Dieu. Notre foi se trouve dans ce tombeau vide !

La résurrection est aujourd’hui considérée comme un pur article de foi, un fait qui n’a de réalité que pour ceux qui croient. Or ce ne sont pas les croyances qui rendent les événements réels, mais les événements qui fondent la réalité des croyances.

La première difficulté tient à l’impossibilité physique de la résurrection (un mort qui retourne à la vie, l’âme qui revient dans un corps mort). C’est pour cela que nous l’appelons un miracle, et le plus grand d’entre eux. Or si Dieu existe, les miracles sont possibles.

Quoiqu’il en soit de leur possibilité, il se peut toutefois qu’il n’y ait jamais eu de miracle réel. Pour examiner la réalité du fait, il faut travailler à partir de témoignages, récits, vestiges… on dispose seulement d’indices, auquel on doit accorder une certaine confiance. Les historiens suivent deux étapes : établir des faits, à partir de témoignages, puis retenir la meilleure explication qui en soit possible.

Les faits : après sa mort, Jésus a été mis au tombeau ; au troisième jours les saintes femmes le découvrirent vide ; beaucoup de monde vit ensuite Jésus vivant en chair et en os ; les apôtres sont subitement passés d’un état d’abattement à un enthousiasme missionnaire inédit, au péril de leur vie. De ces faits naturels, on peut tirer des conclusions naturelles – on est dans le domaine de la raison.

Comment expliquer ces faits ?

– le tombeau vide : le corps a-t-il été volé par les apôtres, par des ennemis ? Les premiers sont morts en affirmant la résurrection, or on ne meurt pas pour quelque chose que l’on sait être faux ; en outre ils n’avaient pas compris que Jésus devait souffrir la passion et ressusciter, malgré ses annonces. Si le corps avait été volé par des ennemis, ils l’auraient montré pour détruire la foi en la résurrection.

– les apparitions du ressuscité sont des faits bien réels, affirmés par les apôtres, au péril de leur vie. L’hypothèse contraire serait celle de l’hallucination, des illusions visuelles personnelles et collectives, mais elle n’explique pas le tombeau vide, et semble très fragile dans le cas d’un grand nombre de témoins. Notons que la première apparition rapportée par l’Évangile concerne des femmes, ce qu’un faussaire n’aurait jamais inventé, car le témoignage de femmes ne valait rien. Si l’on rejette la conspiration et les hallucinations, il faut conclure que les apôtres ont vraiment vu Jésus ressuscité, avec ses blessures.

– la résurrection est ainsi la meilleure hypothèse pour expliquer les faits rapportés par les Évangiles et par la suite constatés dans les premiers temps de l’Église.

La résurrection prouve la divinité de Jésus

Quelles en sont les conséquences ? Si Jésus est ressuscité, c’est qu’il est Dieu ; donc sa vie et son enseignement sont confirmés par ce miracle unique. Nous avons mille fois raison de nous abandonner à lui et à son enseignement : il est la parole de Dieu faite chair. Sa résurrection manifeste surtout sa victoire sur la mort et le péché, qui est aussi notre victoire.

La résurrection reste cependant un mystère de foi : pour y adhérer totalement nous avons besoin de cette lumière de la grâce, qui transperce au-delà du regard de la raison. Notre foi s’appuie cependant sur des faits historiques difficilement contestables, sur la vie et la mort de ceux qui l’ont vu. Le meilleur témoin est le tombeau vide, devenu le centre de ce monde : le Saint Sépulcre de Jérusalem.

Citations

1- Au commencement était le Verbe ; et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ; (…) Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous. (Jn 1, 14)

2- Tout m’a été remis par mon père, et nul ne connaît le fils si ce n’est le père, et nul ne connaît le père si ce n’est le fils et celui à qui le fils veut bien le révéler. (Mt 11, 27)

3- Le grand prêtre l’interrogea de nouveau et lui dit : ” Es-tu le Christ, le Fils du Béni? ” Jésus dit : ” Je le suis, et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la Puissance, et venant avec les nuées du ciel. “Et le grand prêtre déchira ses vêtements et dit : ” Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème : que vous paraît-il ? ” Tous le condamnèrent (comme) méritant la mort. (Mc 14, 61-65)

4- Le père et moi sommes un. (Jn 10, 30)

5- Un homme purement homme qui aurait dit le genre de chose que disait Jésus ne serait pas un grand moraliste. Il serait soit fou, soit le diable. Vous devez faire votre choix. Ou bien cet homme était, et est le fils de Dieu, ou bien c’était un malade mental, voire pire. Vous pouvez le faire taire parce qu’il est fou, vous pouvez le frapper et le tuer comme un démon, vous pouvez enfin tomber à ses pieds et l’appeler « mon seigneur et mon Dieu. » (…) Or, il me semble évident qu’il n’était ni fou ni maléfique ; en conséquence, aussi étrange ou terrifiant ou invraisemblable que cela puisse paraître, je dois accepter l’idée qu’il était Dieu et qu’il est Dieu. ( C.S. Lewis,Mere Christianity)

Notre religion, ce n’est pas quelque chose, mais quelqu’un : le Christ.

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