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L’Enfer peut-il être éternel ?

Un Dieu amour peut-il vouer des hommes faillibles et versatiles à une peine éternelle ? L’enseignement de l’Eglise sur l’éternité de l’Enfer peut sembler à bien des égards scandaleux à nos contemporains. L’Enfer peut-il être éternel ? Tentons d’apporter quelques lumières sur un mystère. 

L’enfer : le lieu du refus de Dieu 

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent[1]Jn 15, 6.

L’enfer n’est pas avant tout le lieu d’une condamnation par Dieu mais d’un refus volontaire de son amour. La racine de l’existence de l’enfer et de son éternité se trouve ainsi dans le péché mortel : un acte libre mauvais, offense à Dieu, par lequel on place sa fin dernière (le but et le sens de sa vie) dans une autre réalité que lui – au lieu d’agir en ayant pour but ultime l’union à Dieu, on refuse implicitement de reconnaître en lui la source unique de notre bonheur.

Qui comprendrait le mystère du péché mortel aurait compris le mystère de l’enfer qui l’éternise.[2]Charles Journet, Le mal, p. 217.

Les théologiens – et cette image peut aider à comprendre ce qu’est le péché mortel – distinguent en lui un double aspect d’aversio a Deo (détournement de Dieu) et de conversio ad creaturam (orientation vers la créature). 

Le péché mortel nous détourne pour toujours de Dieu

Nous avons montré il y a peu qu’une fin dernière, ultime, peut être modifiée tant que nous sommes sur terre (en raison de notre mode d’activité et de connaissance), mais est fixée par la mort : une fois le choix fait, il est définitif, donc éternel.

Ajoutons une seconde raison à la perpétuité de l’aversion à Dieu qui constitue le péché mortel. L’homme se suffit à lui-même pour passer du choix de Dieu comme fin dernière (état de grâce) au choix d’une créature (état de péché mortel) : c’est par notre propre volonté et librement que nous commettons un péché mortel. Mais il ne peut par lui-même faire le chemin inverse et revenir à l’orientation vers Dieu comme fin dernière, car cette fin dépasse sa nature ; le péché mortel a détruit le principe surnaturel infusé en elle par Dieu (la grâce) qui seul l’en rendait capable. Ainsi l’aversio a Deo est irréparable par nature : la justification du pécheur est un véritable « miracle, » une « résurrection[3]On compare ainsi parfois le prêtre au médecin, puisque les deux peuvent apporter une forme de guérison, l’un à l’âme, l’autre au corps. Le prêtre a cependant – au nom du Christ … Continue reading. »

Le péché mortel est donc en lui-même irréparable : l’acte ne dure qu’un instant, mais il met dans un état permanent. Cette considération doit nous inspirer une sainte crainte de Dieu et permet d’éclairer le mystère de l’éternité de l’enfer sous trois angles : son caractère perpétuel, son infinité, son opposition au nécessaire triomphe de la justice divine.

Une « aversion perpétuelle » exige une peine perpétuelle

Si [le pécheur] met sa fin [dernière] dans le péché, c’est qu’il a la volonté de le faire éternellement[4]Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IaIIae, q. 87, a. 3, ad 1..

Une faute perpétuelle – en ce qu’elle met dans un état irréversible d’aversion à l’égard de Dieu, exige une peine perpétuelle[5]« La peine ne doit cesser tant que demeure la faute. » (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Supplément, q. 99, a. 1) ; « La faute qui est irréparable de soi dure toujours et c’est … Continue reading : tant que demeure l’état d’opposition à Dieu, l’obligation à la peine demeure. 

L’éternité de la faute est la cause de l’éternité de la peine[6]Saint Thomas d’Aquin, De Malo, q. 1, a. 5, ad 15..

Offense infinie – peine infinie

Le péché mortel, en nous détournant de Dieu, bien souverain et infini, constitue une offense infinie[7]« Dans le péché il y a deux choses. La première est l’aversion à l’égard d’un bien impérissable, qui est infini ; à cet égard, par conséquent, le péché est infini. » (Saint … Continue reading, bien qu’il soit un acte en lui-même fini. La gravité de l’offense se mesure en effet à la grandeur de l’offensé[8]« Le péché apparaît alors comme une injure, comme un mal de Dieu, ‘malum Dei’, il atteint Dieu en le frustrant de ce qui lui est dû en justice ; il lèse le droit strict de la fin dernière … Continue reading, sans pour autant que ce dernier puisse être considéré comme affecté dans son être (« ontologiquement » – en raison de son immuabilité), mais en tant qu’il est injurié au regard de ce qui lui est dû[9]« […] Dieu, lequel doit être dit véritablement lésé, offensé, injurié, non certes par regard à quelque dommage qui l’atteindrait ontologiquement, mais par regard à une juste estimation … Continue reading. 

Cette gravité nous apparaît d’autant plus clairement par le fait que nous savons ce que Jésus a accepté de souffrir pour que soit pardonné le péché[10]« Le Christ a donné le prix de sa passion non seulement pour obtenir en récompense la grâce du salut aux hommes, mais aussi pour compenser l’offense infinie faite à Dieu par le péché. » … Continue reading : l’infinité de l’offense est dévoilée par l’infinité de la rédemption[11]« Il y a une proportion, souvent signalée par les théologiens, entre d’une part, la malice de nos fautes, qui sont finies et inégales en raison de leur nature, de leur objet, de leurs … Continue reading. Si l’offense est infinie, la peine doit être infinie et donc perpétuelle. Seul un enfer éternel est en définitive à la mesure du mal que peut faire l’homme. 

Le nécessaire triomphe de la justice divine

En tant que juste souverain, Dieu se doit d’exécuter la sanction de manière efficace : il ne peut être impunément méprisé et outragé par ceux qui s’obstinent dans leur opposition à lui – que serait un magistrat dont les sentences ne seraient pas suivies d’effet ? 

Si la peine du péché mortel n’était pas éternelle, le pécheur persévèrerait dans sa révolte (puisque sa volonté est immuable dans la mort), sans qu’une sanction proportionnée ne vienne réprimer son orgueil : ce serait en quelque sorte le triomphe éternel de l’iniquité. Or c’est la justice divine qui triomphe dans la destinée éternelle de chacun, et qui sera manifestée dans tout son éclat au jugement dernier : un enfer éternel est la seule justice possible face à la démesure du rejet de Dieu. 

Réponse à quelques erreurs

Dès le IIIème siècle le grand exégète Origène (parfois hétérodoxe malheureusement, sous influence néo-platonicienne) proposait la théorie de l’« apocatastase » : une réconciliation universelle finale (incluant même les démons). Après un temps de peine, tous seraient sauvés. Cette thèse fut reprise jusqu’à aujourd’hui par certains protestants[12]Voltaire (Dictionnaire philosophique, « Enfer ») et Rousseau (L’Emile) font déjà écho d’une controverse qui secoua le protestantisme de Suisse Romande au milieu du XVIIIème siècle. 

On trouve aussi cependant dans le protestantisme l’affirmation inverse d’un anéantissement du pécheur, à la place de la peine éternelle, qui refait surface aux XXème et XXIème siècles sous la plume de certains théologiens catholiques[13]voir Michel Fromaget et Yvon Kull, De l’enfer introuvable à l’immortalité retrouvée, L’Harmattan, 2017 et les critiques de Mgr André Léonard (Nouvelle Revue Théologique n°140-3) de Mgr … Continue reading.

L’origénisme et les propositions s’y rapportant furent condamnés dès le Synode de Constantinople (543) : 

Si quelqu’un dit ou pense que le châtiment des démons et des impies est temporaire, et qu’il prendra fin après un certain temps, ou bien qu’il y aura restauration des démons et des impies, qu’il soit anathème[14]DS411.

Quant à l’idée d’anéantissement, elle répugne tout bonnement à l’idée même de création : réduire à néant une de ses créatures reviendrait de la part de Dieu à se repentir de lui avoir donné l’existence, comme s’il avait commis une erreur dans son plan originel. 

Ni anéanties, ni réconciliées malgré elles, les âmes qui choisissent librement de refuser l’amour de Dieu se destinent par le mauvais usage de leur liberté à une peine éternelle. 

Comment Dieu qui est amour peut-il permettre l’enfer ?

À la porte de l’Enfer, il y a écrit : « Vous qui entrez ici, perdez toute espérance. Par moi [la porte de l’Enfer] on va dans la cité des pleurs, par moi l’on va dans l’éternelle douleur, par moi l’on va chez la race damnée. La justice anima mon sublime architecte ; je fus fait par la divine puissance, la suprême sagesse et le premier Amour[15]Dante, La divine comédie, L’enfer, chant III.

C’est justement parce que Dieu est amour qu’il permet l’enfer, et cependant l’enfer n’est pas fait par Dieu : Dieu a fait le paradis, quant à l’enfer, c’est l’homme qui s’y précipite en refusant son invitation. En s’excluant d’un bien éternel, le damné fait lui-même la réalité de l’enfer.

Eh quoi ! Un Dieu sera venu ici-bas pour vous, il aura pris votre nature, parlé votre langue, guéri vos blessures, ressuscité vos morts, il sera mort pour vous sur une Croix et après cela vous pensez qu’il vous sera permis de blasphémer et de rire et d’aller sans crainte aux noces de toutes vos voluptés. Oh non ! Détrompez-vous ! La mort n’est pas un jeu. On n’est pas impunément aimé par un Dieu, on n’est pas impunément aimé jusqu’au gibet. Ce n’est pas la justice qui est sans miséricorde, c’est l’amour. L’amour, nous l’avons trop éprouvé, c’est la vie ou la mort et s’il s’agit de l’amour de Dieu c’est l’éternelle vie ou l’éternelle mort[16]Lacordaire, Conférences de Notre-Dame de Paris, 1851, 72e conférence..

L’enfer est ainsi cette vérité de foi qui correspond à la vérité de Dieu et de l’homme, et de l’homme-Dieu qui donne sa vie pour nous. La gravité de notre destinée est celle d’un être spirituel ordonné à une vie sans fin, dont les options sont à la mesure de sa vocation à l’intimité divine. Si nous étions des végétaux ou des animaux, nos actions seraient bien insignifiantes, mais doués d’intelligence et de volonté libre, créés à l’image de Dieu et appelés à lui ressembler, nos actes ont un véritable poids d’éternité. L’existence de l’enfer, affirmée envers et contre tout par l’Église, vient nous rappeler cette vérité et notre responsabilité. On peut en ce sens dire que « l’enfer a sauvé beaucoup d’âmes », comme le note le RP. Garrigou-Lagrange[17]Réginald Garrigou-Lagrange, L’éternelle vie et la profondeur de l’âme, qui cite saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIaIIae, q. 19, a. 7 : « la crainte servile est comme un principe … Continue reading

Quelques idées fausses sur l’enfer

La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas[18]Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose ou Le spleen de Paris.

La doctrine de l’enfer, si nécessaire et salutaire, ne fut pas celle qui fut le moins attaquée par des erreurs diverses, depuis les premiers temps de l’Église.

  • Dès le IIIe siècle, Origène (sous influence néo-platonicienne) proposait la théorie de l’apocatastase : une réconciliation universelle finale. Après un temps de peine, tous seraient sauvés. Cette thèse est reprise aujourd’hui par certains protestants.
  • On trouve aussi dans le protestantisme l’affirmation d’un anéantissement du pécheur, à la place de la peine éternelle, qui refait surface au XXe siècle sous la plume de certains théologiens catholiques.

 

On affirme aujourd’hui de manière courante que l’enfer existe certes, mais qu’il est vide. Reprenons ce point de manière apaisée en présentant un premier état des lieux :

  • L’ « anticanonisation » n’existe pas : l’Église n’a jamais déclaré que telle personne humaine déterminée (pas même Judas) était damnée. Il faut cependant tenir qu’il y a une personne au moins en enfer : Satan. Il allait cependant de soi pour le magistère et les théologiens jusqu’au milieu du XXe siècle que tout le monde n’était pas sauvé : la doctrine du « petit nombre des élus » est longtemps restée commune.
  • L’influence d’Hans Urs von Balthasar et de sa relecture « parénétique » des paroles de l’Écriture relative à l’enfer (qui auraient un caractère d’avertissement et non d’affirmation) conduit beaucoup à penser aujourd’hui que l’existence d’âmes damnées ne serait contenue dans la Révélation. Il reproche à la théologie d’être passée « de la mise en garde au fait accompli »[19]Hans Urs von Balthasar, L’enfer, une question, p. 25 ; G. Martelet, L’Au-delà retrouvé, p. 189-190 : « Le sens des textes du Nouveau Testament sur l’enfer n’est sûrement pas : ‘voici … Continue reading
  • Balthasar ajoute à cette première affirmation l’idée – étonnant à bien des égards – que Jésus-Christ aurait vraiment été en enfer, à notre place, éprouvant lors de sa passion la peine du dam.

Apportons à ces idées quelques nuances et critiques, appuyées sur la tradition de l’Église et l’enseignement de saint Thomas d’Aquin :

  • L’idée que les paroles du Christ et de l’Écriture au sujet de l’enfer, si explicites, n’auraient qu’une valeur exhortative, sans que le danger dont il serait fait état soit une menace réellement existante, doit être rejetée. D’abord parce qu’une mise en garde sérieuse suppose la réalité effective du danger : Jésus ne crie pas « au loup » ni n’agite un épouvantail destiné à faire peur lors qu’il mentionne les « pleurs et grincements de dents »[20]Mt 8, 12 ; 22, 13 ; 22, 13 ; 24, 51 ; 25, 30 ; Lc 13, 28, les « ténèbres du dehors »[21]Mt 8, 12 ; 22, 13 ; 25, 30 ou la « fournaise ardente »[22]Mt 13, 42. Un tel procédé ne serait guère digne de la Parole de vérité, dont pas un seul iota ne disparaîtra tant que tout ne sera pas accompli. La dimension exhortative suppose, pour être efficace, l’affirmation de l’enfer comme existant et n’étant pas vide[23]« C’est tronquer le texte évangélique et en subvertir le sens que d’affirmer que Jésus, interrogé précisément sur le (petit) nombre des sauvés, s’était contenté de répondre par une … Continue reading.
  • Le P. Guibert va plus loin en retournant le ressort de l’argument supposant une dimension seulement exhortative de la parole du Christ : « Si pour Dieu l’enfer est entièrement virtuel, alors pourquoi ses promesses de bonheur ne le seraient-elles pas aussi ? » Il note que dès le VIe siècle saint Grégoire le Grand avait pointé la fausseté de l’argument : « Si Dieu a fait des menaces qu’il ne devait pas exécuter, quand nous voulons affirmer qu’il est miséricordieux, nous voilà contraints de le traiter de fallacieux, ce qui est une parole impie. » Dieu mentirait-il à ses propres enfants pour se faire obéir, comme le feraient des parents en mal d’inspiration (« Si tu n’es pas sage, on t’abandonne sur le bord de la route ») ?
  • Quant à l’idée que le Christ aurait vraiment subi la peine du dam, ne serait-ce que pour un instant, elle est inacceptable et contradictoire, formellement opposée à tout l’enseignement du magistère[24]Catéchisme de l’Église Catholique, n°633 : « Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés ni pour détruire l’enfer de la damnation, mais pour libérer les jutes qui … Continue reading.

Références

Références
1 Jn 15, 6
2 Charles Journet, Le mal, p. 217.
3 On compare ainsi parfois le prêtre au médecin, puisque les deux peuvent apporter une forme de guérison, l’un à l’âme, l’autre au corps. Le prêtre a cependant – au nom du Christ – un pouvoir infiniment plus grand : il peut bien sûr guérir (les blessures vénielles) mais aussi ressusciter (des péchés mortels) !
4 Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IaIIae, q. 87, a. 3, ad 1.
5 « La peine ne doit cesser tant que demeure la faute. » (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Supplément, q. 99, a. 1) ; « La faute qui est irréparable de soi dure toujours et c’est pourquoi lui est due une peine éternelle. » (Somme théologique, IaIIae, q. 87, a. 4, ad 3.) ; « L’éternité de la peine ne correspond pas à la quantité de la faute mais à son irrémissibilité. » (Somme théologique, IaIIae, q. 87, a. 5, ad 3.
6 Saint Thomas d’Aquin, De Malo, q. 1, a. 5, ad 15.
7 « Dans le péché il y a deux choses. La première est l’aversion à l’égard d’un bien impérissable, qui est infini ; à cet égard, par conséquent, le péché est infini. » (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, q. 87, a. 4.
8 « Le péché apparaît alors comme une injure, comme un mal de Dieu, ‘malum Dei’, il atteint Dieu en le frustrant de ce qui lui est dû en justice ; il lèse le droit strict de la fin dernière à être aimée par-dessus tout. » (Charles Journet, L’Eglise du Verbe Incarné, t. 2, p. 189.
9 « […] Dieu, lequel doit être dit véritablement lésé, offensé, injurié, non certes par regard à quelque dommage qui l’atteindrait ontologiquement, mais par regard à une juste estimation morale. » (Charles Journet, L’Eglise du Verbe Incarné, t. 2, p. 190.
10 « Le Christ a donné le prix de sa passion non seulement pour obtenir en récompense la grâce du salut aux hommes, mais aussi pour compenser l’offense infinie faite à Dieu par le péché. » (Charles Journet, L’Eglise du Verbe Incarné, t. 2, p. 213.
11 « Il y a une proportion, souvent signalée par les théologiens, entre d’une part, la malice de nos fautes, qui sont finies et inégales en raison de leur nature, de leur objet, de leurs circonstances, mais qui sont infinies et égales du fait que chacune d’elle viole le droit toujours infini de la majesté divine ; et, d’autre part, la valeur de la satisfaction du Christ dont les actions […] étaient finies et inégales en raison de leur nature, de leur objet, de leurs circonstances, mais également infinies en dignité, du fait que chacune d’elle émanait de la même personne infinie. » (Charles Journet, L’Eglise du Verbe Incarné, t. 2, pp. 191-92.
12 Voltaire (Dictionnaire philosophique, « Enfer ») et Rousseau (L’Emile) font déjà écho d’une controverse qui secoua le protestantisme de Suisse Romande au milieu du XVIIIème siècle
13 voir Michel Fromaget et Yvon Kull, De l’enfer introuvable à l’immortalité retrouvée, L’Harmattan, 2017 et les critiques de Mgr André Léonard (Nouvelle Revue Théologique n°140-3) de Mgr Christophe Kruijen (Revue Thomiste 122-3, pp. 476-497 ; 122-4, pp. 629-666
14 DS411
15 Dante, La divine comédie, L’enfer, chant III
16 Lacordaire, Conférences de Notre-Dame de Paris, 1851, 72e conférence.
17 Réginald Garrigou-Lagrange, L’éternelle vie et la profondeur de l’âme, qui cite saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIaIIae, q. 19, a. 7 : « la crainte servile est comme un principe extérieur disposant à la sagesse, en tant qu’une certaine crainte de la peine écarte du péché ».
18 Charles Baudelaire, Petits poèmes en prose ou Le spleen de Paris.
19 Hans Urs von Balthasar, L’enfer, une question, p. 25 ; G. Martelet, L’Au-delà retrouvé, p. 189-190 : « Le sens des textes du Nouveau Testament sur l’enfer n’est sûrement pas : ‘voici ce qui vous adviendra’, mais bien : ‘voici ce qui à aucun prix ne doit vous arriver’
20 Mt 8, 12 ; 22, 13 ; 22, 13 ; 24, 51 ; 25, 30 ; Lc 13, 28
21 Mt 8, 12 ; 22, 13 ; 25, 30
22 Mt 13, 42
23 « C’est tronquer le texte évangélique et en subvertir le sens que d’affirmer que Jésus, interrogé précisément sur le (petit) nombre des sauvés, s’était contenté de répondre par une exhortation morale à lutter ‘pour entrer par la porte étroite’, puisqu’il ajoute un énoncé prophétique (passage de l’impératif au futur) : ‘car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas » (Lc 13, 24) » écrit Mgr Kruijen (Peut-on espérer un salut universel, Parole et Silence, 2017.
24 Catéchisme de l’Église Catholique, n°633 : « Jésus n’est pas descendu aux enfers pour y délivrer les damnés ni pour détruire l’enfer de la damnation, mais pour libérer les jutes qui l’avaient précédé. »
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