1. Récit de l’institution ou consécration ?
Le récit de l’institution dans lequel sont enchâssées les paroles de la consécration s’enchaîne immédiatement à la conclusion de la prière Quam oblationem, par un simple pronom relatif :
… dilectíssimi Fílii tui Dómini nostri Iesu Christi. Qui prídie quam paterétur accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas…
… votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ. Qui, la veille de sa Passion prit du pain dans ses mains saintes et adorables… »
Ne nous y trompons pas cependant. Il y a bien un récit, car le texte reprend minutieusement les gestes que le Seigneur accomplit lors de la dernière cène. Mais il n’y a pas qu’un récit. Les paroles consécratoires transcendent ce récit et réalisent ce qu’elles signifient, à savoir la présence réelle du Corps et du Sang de Notre-Seigneur sous les espèces du pain et du vin, et conjointement le renouvellement sacramentel du sacrifice de la Croix. Tel est le « mystère de la foi »[1]1 Tm 3, 9., à la manifestation duquel est ordonné l’ensemble des rites qui entourent la consécration.
La transcendance des paroles de la consécration par rapport au récit de l’institution est particulièrement mise en évidence par la ponctuation et la disposition typographique adoptées dans le missel romain, qui signalent le passage d’un discours de style narratif – le récit de l’institution – à un discours de style intimatif, propre à l’action sacramentelle – les paroles de la consécration. Elles sont en effet séparées par un point à la ligne des formules qui les précèdent. De plus, les paroles de la consécration sont imprimées en caractères typographiques plus grands, au centre de la page[2]Cf. Bref examen critique du nouvel Ordo Missae, Éditions Renaissance catholique, 2005 p. 84..
Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, bene + díxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et manducáte ex hoc omnes. | Celui-ci, la veille de sa Passion, prit du pain dans ses mains saintes et adorables et les yeux levés au ciel vers vous, Dieu, son Père tout-puissant, vous rendant grâces, il bé+nit ce pain, le rompit et le donna à ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous. |
HOC EST ENIM CORPUS MEUM | CAR CECI EST MON CORPS |
Simili modo póstquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas : tibi grátias agens, bene + díxit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et bíbite ex eo omnes. | De même, après le repas, il prit ce précieux calice dans ses mains saintes et adorables, vous rendit grâces encore, le bé+nit et le donna à ses disciples en disant : Prenez et buvez-en tous. |
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI : MYSTÉRIUM FIDEI : QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM. | CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE : LE MYSTÈRE DE LA FOI : QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN REMISSION DES PÉCHÉS. |
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis. | Toutes les fois que vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi. |
L’attitude du prêtre marque également ce passage d’un style à l’autre. Tandis qu’il se tient droit en prononçant les paroles correspondant au style narratif, le prêtre s’incline sur l’autel, y posant ses coudes, au moment de proférer les paroles consécratoires.
Nous touchons ici un point capital de la théologie de la messe. Les paroles de la consécration sont, certes, prononcées à l’occasion d’un récit, mais saint Thomas d’Aquin exprime très clairement que si elles étaient proférées exclusivement par mode de récit (recitative), le sacrement ne serait pas réalisé[3]Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 5. Cette détermination du Docteur angélique fut reprise à son compte par le magistère suprême en la personne du pape Benoît XII[4]Cf.Benoît XII, Écrit Cum dudum aux Arméniens, 1341, n° 66 – DH 1017.
Ainsi, bien que l’expression « récit de l’institution » pour désigner le rite central de la messe soit largement employée, elle demeure ambiguë. On lui préfère donc l’expression traditionnelle de « consécration ».
2. Le texte lui-même
Penchons-nous maintenant sur le texte lui-même du formulaire de la consécration[5]Le Chanoine Auguste Croegaert (Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 152) emploie l’expression : « la formule de la consécration » pour désigner l’ensemble du … Continue reading.
Origine et histoire du texte
Quatre passages du Nouveau Testament rapportent l’institution de l’eucharistie. Ils se trouvent dans les évangiles de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc, ainsi que dans la première épître aux Corinthiens. On est cependant frappé de constater que le récit de l’institution et les paroles consécratoires qui figurent dans le missel ne reproduisent pas purement et simplement l’un de ces textes de l’Écriture. Et pour cause : ils se rattachent probablement à une tradition antérieure au Nouveau Testament lui-même[6]Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 111. C’est une conséquence du fait que la messe fut célébrée par les premiers chrétiens bien avant que les évangélistes ou saint Paul aient pris la plume.
Ajoutons à cela que le texte figurant dans le missel romain se retrouve identique, à quelques détails mineurs près, dans les plus anciens livres liturgiques parvenus jusqu’à nous[7]Il s’agit en particulier du Sacramentaire Gélasien, témoin de la liturgie des Ve et VIe siècles. Cf. Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. … Continue reading.
L’origine et l’histoire du formulaire de la consécration du missel romain nous mettent donc vraisemblablement en présence d’un monument de la tradition liturgique.
Deux points particuliers
Dans ce texte deux détails pourraient surprendre au premier abord.
D’une part, il y a une dissymétrie importante entre les deux consécrations, la formule employée pour le pain est nettement plus brève que celle qui est employée pour le vin et, surtout, on n’y trouve pas l’équivalent du quod pro vobis et pro multis effundetur [« qui sera versé pour vous et pour beaucoup »].
D’autre part, la formule pour la consécration du vin contient une incise qui semble perturber le rythme naturel de la phrase : Mysterium fidei [« mystère de la foi »].
Dissymétrie des deux formules
La dissymétrie des deux formules consécratoires nous fait toucher un point important de la théologie de la messe, à savoir que la double consécration est requise pour la réalisation sacramentelle du sacrifice. En effet, saint Thomas d’Aquin explique que la double consécration « sert à représenter la passion du Christ, dans laquelle son sang fut séparé de son corps »[8]Somme théologique, IIIa Pars, q. 76, a. 2, a1m. Cf. ibid., q. 74, a. 1 : « … dans [la passion du Christ] le sang est séparé du corps ; c’est pourquoi, dans ce sacrement qui est le mémorial … Continue reading. C’est une doctrine que Pie XII a développée dans son encyclique Mediator Dei. Le pape rappelle d’abord la nature sacrificielle de la messe :
Le saint sacrifice de l’autel n’est donc pas une pure et simple commémoration des souffrances et de la mort de Jésus-Christ, mais un vrai sacrifice, au sens propre, dans lequel, par une immolation non sanglante, le Souverain Prêtre fait ce qu’il a fait sur la croix, en s’offrant lui-même au Père éternel comme une hostie très agréable. “La victime est la même ; celui qui maintenant offre par le ministère des prêtres est celui qui s’offrit alors sur la croix ; seule la manière d’offrir diffère[9]Concile de Trente, Session XXII, cap. 2, DH 1743.”[10]Pie XII, Mediator Dei, DH 3847.
Puis Pie XII explique précisément le rôle de la double consécration :
[…] la divine sagesse a trouvé un moyen admirable de rendre manifeste le sacrifice de notre Rédempteur par des signes extérieurs, symboles de mort. En effet, par le moyen de la transsubstantiation du pain au corps et du vin au sang du Christ, son corps se trouve réellement présent, de même que son sang, et les espèces eucharistiques, sous lesquelles il se trouve, symbolisent la séparation violente du corps et du sang. Ainsi le souvenir de sa mort réelle sur le Calvaire est renouvelé dans tout sacrifice de l’autel, car la séparation des symboles indique clairement que Jésus-Christ est en état de victime[11]Pie XII, Mediator Dei, DH 3847..
C’est, d’après saint Thomas, ce qui explique la dissymétrie des deux formules consécratoires :
Puisque le sang consacré à part représente explicitement (expresse) la passion du Christ, c’est dans la consécration du sang qu’on fait mention de l’effet de la passion du Christ, plutôt que dans la consécration du corps qui est le sujet de la passion[12]Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, ad 2m. Cf. ibid., a7m..
Ainsi, ce qui aurait pu paraître comme une anomalie dans le formulaire de la consécration s’avère en réalité particulièrement expressif d’un aspect central de la doctrine de la messe.
Mysterium fidei
Quant à l’expression Mysterium fidei – « Mystère de la foi » – que comporte la formule de consécration du vin, son origine demeure incertaine. Est-elle une réminiscence de la première lettre de saint Paul à Timothée[13]Cf. 1 Tm 3, 9. ? Était-elle originellement une exclamation du diacre ? Quand fut-elle introduite dans la formule de consécration ? Autant de questions non résolues par les liturgistes. Rappelons cependant que cette expression est tout à fait antique, puisqu’elle figure dans les plus anciens sacramentaires[14]Cf. Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 116; Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. … Continue reading et, quelle que fut son histoire, elle constitue bien une déclaration de la transsubstantiation opérée par les paroles de la consécration[15]Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 155..
Saint Thomas nous en explique les termes :
On parle ici de “mystère” non pas pour exclure la vérité mais pour signaler qu’elle est cachée. Car le sang du Christ, précisément, se trouve dans ce sacrement d’une façon cachée[16]Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, a5m.
« On appelle [le sacrement de l’eucharistie] “mystère de foi” au sens d’objet de foi. Effectivement, que le sang du Christ se trouve réellement dans ce sacrement, la foi seule nous le garantit. En outre, la passion du Christ elle-même nous justifie par la foi[17]Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, a6m..
3. Les gestes et attitudes du prêtre
Ces mots que prononce le prêtre – qu’il s’agisse du récit ou des paroles consécratoires – sont accompagnés de gestes très précis et d’attitude déterminées qui participent également de la manifestation du « mystère de la foi ».
Reproduction des gestes de Notre-Seigneur
Nous avons déjà évoqué le fait que le prêtre s’incline et s’appuie sur l’autel au moment de prononcer les paroles de la consécration. Auparavant, « en même temps qu’il relate un à un les gestes de Notre-Seigneur, le prêtre les reproduit lui-même en une imitation dramatique »[18]Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 119.. Ainsi :
– le prêtre prend entre ses mains le pain et également le calice, « il les prend pour les présenter à Dieu »[19]Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 119., comme on présente une oblation ;
– il élève son regard vers le ciel et sa prière vers le ciel, vers le Père tout-puissant, attitude qui se rattache également à l’idée d’oblation ;
– à gratias agens (« en rendant grâces »]) il s’incline, exactement comme lorsqu’il rendait hommage lui-même en disant plutôt dans la messe : gratias agamus [« rendons grâces »] ;
– à benedixit (« il bénit »), il effectue un signe de croix.
C’est que le prêtre principal est Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont le prêtre est à l’autel l’instrument :
Nulle part la personnalité du prêtre ne s’efface, nulle part sa solidarité avec le Christ lui-même ne s’affirme autant que dans le rite consécratoire[20]Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 156..
En effet, explique saint Thomas :
Le prêtre porte l’image du Christ, en la personne et la vertu duquel il prononce les paroles de la consécration[21]Somme théologique, IIIa Pars, q. 83, a. 1, a3m..
Génuflexions
Dès qu’il a proféré sur l’hostie les paroles de la consécration, le prêtre adore le Christ réellement présent sous les espèces du pain en faisant une génuflexion, avant même d’élever l’hostie consacrée. Ayant élevé l’hostie, il fait une nouvelle génuflexion. Il observe les mêmes règles pour la consécration du calice. Si le geste lui-même de la génuflexion est relativement récent – il remonte XVe siècle[22]Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 130. –, la pratique d’effectuer un geste d’adoration existait déjà auparavant. Ainsi, une fois les paroles de la consécration prononcées, le prêtre s’inclinait devant le Corps du Seigneur avant de l’élever, et de même pour le précieux Sang[23]Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 129-130, n. 64.. Cette immédiateté marque bien que c’est par la force des paroles consécratoires que la Présence réelle advient, et non en vertu d’une approbation des fidèles à qui l’on montre l’hostie ou le calice.
Élévation
Au sujet de l’élévation, mentionnons l’apparition de ce rite au XIIIe siècle, pour l’hostie, puis au XIVe siècle, pour le calice, témoin de l’approfondissement de la piété eucharistique au cours du Moyen-Âge, et qu’il faut probablement rattacher à l’approfondissement théologique de la doctrine de la présence réelle, notamment en réaction à l’hérésie de Béranger de Tours.
Les théologiens ayant réaffirmé et défendu à nouveaux frais la doctrine catholique au sujet de la présence réelle, le besoin se fit sentir chez les fidèles de voir l’hostie consacrée, de contempler le corps du Seigneur. D’où l’introduction du rite de l’élévation au moment de la consécration, par lequel l’hostie est offerte à l’adoration des fidèles.
On peut également envisager élévation comme « signe expressif du sacrifice », en particulier de sa dimension impétratoire (dimension d’intercession) :
Quels que soient les détails […] de l’origine historique [des gestes d’élévation de la victime], leur signification profonde est la suivante.
En élevant ainsi le Christ immolé et glorifié, pour le présenter à son Père plus encore que pour l’offrir à l’adoration des fidèles, le prêtre s’identifie au Christ Souverain Prêtre, il le rejoint, et toute l’Église avec lui, dans l’acte par lequel il se tient éternellement devant son Père, avec la puissance de son sang répandu, pour intercéder en notre faveur[24]Cf. He 7, 25 ; 9, 12.24 ; 12, 24..
Ainsi, les deux intentions, adoration et intercession, ne font qu’une, car en adorant le Christ, les fidèles s’associent eux-mêmes à son offrande et présentent leur propre “eucharistie” à Dieu[25]Joseph de Sainte-Marie, ocd., L’Eucharistie, salut du monde, Éditions du Cèdre – DMM, 1982, p. 414-415. Cf. Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe … Continue reading.
Doigts joints
Un dernier geste doit retenir notre attention. À partir de la consécration de l’hostie, le prêtre ne disjoint plus les pouces et les index, si ce n’est lorsqu’il doit toucher ou manier une hostie consacrée, jusqu’à l’ablution des doigts après la communion. Apparu à la même époque que l’élévation, ce geste témoigne particulièrement de la foi que nous avons en la présence réelle de Notre-Seigneur sous les espèces du pain, même s’agissant des petites parcelles qui pourraient se détacher de l’hostie, et que l’on ne veut donc pas perdre.
Il s’agit par le fait même d’un geste de foi dans le réalisme eucharistique, et plus largement de respect envers Notre-Seigneur, qui s’inscrit dans le mouvement général de la liturgie, tendant à inspirer une profonde révérence, avec l’usage des cloches, l’emploi d’expressions choisies – « ses mains saintes et vénérables » (sanctas ac venerabiles manus suas), « ce calice précieux » (hunc praeclarum calicem) – ou encore ce geste du diacre soulevant le bord de la chasuble du prêtre, rappelant celui de la femme malade qui effleura la frange du vêtement de Notre-Seigneur et s’en trouva guérie.
4. Conclusion
Concluons en remarquant que l’ordre du Seigneur – « vous ferez cela en mémoire de moi » – est bien répété par le prêtre, mais n’appartient pas aux paroles mêmes de la consécration. La formule employée souligne d’ailleurs qu’il ne s’agit pas seulement de « faire mémoire », mais de reproduire, d’accomplir, ce que Notre-Seigneur a fait :
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis. Toutes les fois que vous ferez cela, vous le ferez en mémoire de moi.
« Cela » c’est la double consécration, c’est la transsubstantiation et simultanément le renouvellement sacramentel du sacrifice du Christ.
Références[+]
| ↑1 | 1 Tm 3, 9. |
|---|---|
| ↑2 | Cf. Bref examen critique du nouvel Ordo Missae, Éditions Renaissance catholique, 2005 p. 84. |
| ↑3 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 5 |
| ↑4 | Cf.Benoît XII, Écrit Cum dudum aux Arméniens, 1341, n° 66 – DH 1017 |
| ↑5 | Le Chanoine Auguste Croegaert (Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 152) emploie l’expression : « la formule de la consécration » pour désigner l’ensemble du texte. |
| ↑6 | Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 111 |
| ↑7 | Il s’agit en particulier du Sacramentaire Gélasien, témoin de la liturgie des Ve et VIe siècles. Cf. Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 154, n. 1 ; Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 112, n. 12 |
| ↑8 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 76, a. 2, a1m. Cf. ibid., q. 74, a. 1 : « … dans [la passion du Christ] le sang est séparé du corps ; c’est pourquoi, dans ce sacrement qui est le mémorial de la passion du Seigneur, on prend séparément le pain comme sacrement du corps, et le vin comme sacrement du sang. » |
| ↑9 | Concile de Trente, Session XXII, cap. 2, DH 1743. |
| ↑10, ↑11 | Pie XII, Mediator Dei, DH 3847. |
| ↑12 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, ad 2m. Cf. ibid., a7m. |
| ↑13 | Cf. 1 Tm 3, 9. |
| ↑14 | Cf. Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 116; Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 153. |
| ↑15 | Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 155. |
| ↑16 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, a5m. |
| ↑17 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 78, a. 3, a6m. |
| ↑18, ↑19 | Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 119. |
| ↑20 | Chanoine Auguste Croegaert, Les rites et prières du saint sacrifice de la messe, t. III, p. 156. |
| ↑21 | Somme théologique, IIIa Pars, q. 83, a. 1, a3m. |
| ↑22 | Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 130. |
| ↑23 | Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 129-130, n. 64. |
| ↑24 | Cf. He 7, 25 ; 9, 12.24 ; 12, 24. |
| ↑25 | Joseph de Sainte-Marie, ocd., L’Eucharistie, salut du monde, Éditions du Cèdre – DMM, 1982, p. 414-415. Cf. Joseph André Jungmann, sj., Missarum Sollemnia, Explication génétique de la messe romaine, t. III, p. 125 où il est fait mention de « l’élévation d’offrande ». |