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Samedi après les Cendres

Carême 2024
Samedi après les Cendres
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Chemin de carê​​me avec Claves.org : Samedi après les Cendres

“En ce temps-là, Le soir étant venu, la barque était au milieu de la mer, et Jésus seul à terre. Voyant ses disciples qui avaient beaucoup de peine à avancer, car le vent leur était contraire, vers la quatrième veille de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer ; et il voulait les devancer. Mais eux, le voyant marcher sur la mer, crurent que c’était un fantôme et poussèrent des cris. Tous en effet le virent et ils furent troublés. Aussitôt il parla avec eux et leur dit : “Prenez confiance, c’est moi, ne craignez point.” Et il monta auprès d’eux dans la barque, et le vent tomba. Ils étaient intérieurement au comble de la stupéfaction, car ils n’avaient pas compris pour les pains, et leur cœur était aveuglé. Ayant traversé, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Quand ils furent sortis de la barque, (des gens) l’ayant aussitôt reconnu, parcoururent toute cette contrée, et l’on se mit à apporter les malades sur les grabats, partout où l’on apprenait qu’il était. Et partout où il entrait, bourgs, ou villes, ou fermes, on mettait les malades sur les places, et on le priait de leur laisser seulement toucher la houppe de son manteau ; et tous ceux qui pouvaient toucher étaient guéris.” (Mc 6, 47-56)

Bien souvent dans les jours de tempête, nous avons du mal à voir clair. Il y a parfois des angoisses qui ne nous quittent pas, des angoisses qui nous suivent, qui ne nous lâchent pas. Des angoisses qui parfois grandissent, jusqu’à nous emporter loin de nous-même, loin du bon Dieu. Dans notre cœur, parfois, nous devenons comme étrangers à nous-mêmes. Dans nos paroles, aussi, où on ne se reconnaît plus. Ce n’est plus nous. Et notre exil loin de nous-même devient un exil loin du bon Dieu. Et on va alors loin. Beaucoup trop loin.

C’est alors que le bon Dieu prend les moyens pour nous ramener à Lui, pour nous rendre à nous-même. Dans nos ruminations, au cœur même de la bataille, il se plante devant nous et nous dit : “C’est moi, ne crains pas.” On peut s’éloigner de Dieu, on peut être emporté loin de Lui, être emporté loin de notre cœur, mais qui saura reconnaître le Seigneur ? Qui saura ne pas l’ignorer, et le laisser monter avec nous, pour nous rendre la paix, pour nous ramener sur le bon rivage ?

Les saints ont cette grâce de reconnaître le Seigneur dès qu’il se présente à eux. Ils l’accueillent, et en l’accueillant, le Seigneur apaise tout, aplanit tout. Aurai-je aujourd’hui cette promptitude des saints, pour accueillir le Seigneur à sa simple parole : “C’est moi, ne crains pas”.

Et qui me fera découvrir autour de moi les saints du Seigneur ? Les hommes sont pécheurs, c’est vrai, mais il y a aussi des saints que je ne vois pas, ou que je ne veux pas voir.

Un jour, un prélat romain va à la Visitation de Caen, et demande à parler à la petite sœur Léonie. “Impossible !” lui alors dit la sœur tourière. Alors le prélat s’énerve, insiste. “Impossible !” lui répond de nouveau la sœur tourière. “Et puis vous savez, ajoute-t-elle, vous ne perdez pas grand-chose”.

Le Monsignore alors s’en va furieux de cette réponse, claque la porte, et s’énerve intérieurement contre cette sœur tourière, qu’il aurait bien aimé ne pas croiser sur sa route. Il rencontre alors sur son chemin l’aumônier de la Visitation et lui raconte son histoire. “Vous avez là une sœur tourière bien mal élevée”, lui dit-il, toujours énervé. “Mais pardon, Monseigneur, c’est Léonie Martin elle-même que vous avez vue, elle est de service au tour aujourd’hui”.

Dieu n’est pas absent à notre monde, pas plus que ses saints. Ce qui en réalité manque au monde, ce sont des âmes capables de voir autour d’eux la présence du Christ et la présence de ses saints.

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