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Mercredi de la deuxième semaine de carême

Photo de Javon Swaby
Carême 2024
Mercredi de la deuxième semaine de carême
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Chemin de carême avec Claves.org : mercredi de la deuxième semaine de carême

“La mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses deux fils, et se prosterna en lui demandant quelque chose. Il lui dit : Que veux-tu ? Ordonnez, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis l’un à votre droite, et l’autre à votre gauche, dans votre royauté. Mais Jésus répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire le calice que je dois boire ? Ils lui dirent : Nous le pouvons. Il leur dit : Oui, vous boirez mon calice ; quant à être assis à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de vous le donner ; ce sera pour ceux auxquels mon Père l’a préparé. Les dix, ayant entendu cela, s’indignèrent contre les deux frères. Mais Jésus les appela à lui, et leur dit : Vous savez que les princes des nations les dominent, et que les grands exercent la puissance sur elles. Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; mais que celui qui voudra devenir le plus grand parmi vous soit votre serviteur, et que celui qui voudra être le premier parmi vous soit votre esclave ; de même que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie comme la rançon d’un grand nombre.” (Mt 20, 17-28)

Que veux-tu ; que voulons-nous ? Suivre le Christ, nous l’avons réaffirmé dimanche. Le suivre dans sa passion, en contemplant son doux visage souffrant et en le gardant dans nos pensées. Le suivre pour aller au Père, en nous comportant véritablement comme des fils. Aujourd’hui, nous voulons ajouter à cela la volonté de boire le calice. Le progrès spirituel de toute une vie s’échelonne en plusieurs bonds, pas toujours conscients. Nous n’allons pas vers le Ciel de manière linéaire, pour la plupart d’entre nous, mais par bonds, comme si nous sautions de joie, selon les mots du psaume : “Qu’avez-vous, montagnes, pour bondir comme des béliers, et vous, collines, comme des agneaux ?” (Ps 114, 6)

Puisque nous sommes au milieu de la semaine, soufflons, cessons de faire et de nous agiter (au moins intérieurement), et laissons Notre Seigneur revenir en nous, tranquillement.

En suivant le Fils humilié, nous atteindrons le Père et toute la Trinité dans la Gloire. L’implication de l’éternité dans le temps humain me fascine toujours. Dom Gérard, fondateur du monastère provençal du Barroux, a joliment mis en valeur cela, en parlant souvent de la liturgie comme étant le Ciel sur la terre. « Nous pensons, disait-il, que le sentiment de participer ainsi à la jonction du ciel et de la terre et au culte de cette Jérusalem céleste dont les prophètes, au cours des lectures, annoncent la magnificence, fut l’élément décisif qui suscita dans l’âme des premiers chrétiens le sens de leur vocation surnaturelle, la générosité des martyrs, et la vision souriante d’une éternité à laquelle ils se trouvaient affrontés par la tragique imminence des persécutions. Ainsi, jusqu’à la fin du monde, l’âme chrétienne trouvera dans la liturgie cette source de vie à laquelle se sont abreuvés nos ancêtres et la vision céleste qui berçait leur attente. »

Nous sommes mercredi. Peut-être avons-nous eu la chance d’aller à la messe cette semaine, entre les deux dimanches. Peut-être pas. Comment avons-nous cherché à faire cette jonction entre la terre et le Ciel ? Il n’y a, chers amis, qu’une seule voie efficace. Tous, nous boirons au calice. Mais pour que ce calice soit bu avec profit, nous devons écouter la demande du Christ : il faut que le chrétien serve les autres, qu’il reste bas dans son esprit, pour que les joies célestes puissent éclairer son âme toute simple et non encombrée d’orgueil.

Pour mon progrès :

L’humilité. Vertu clef de notre progrès spirituel. Aujourd’hui, je vous encourage à vous taire – complètement, immédiatement – lorsqu’on vous fera un reproche injustifié ou une remarque stupide. Non seulement il faudra se taire, mais aussi que le cœur ne rumine pas, mais offre très généreusement cette blessure. Vous le savez, « il faut beaucoup d’humiliations pour faire un peu d’humilité » Notre orgueil ne le supporte pas, mais notre intelligence et notre amour de Dieu savent que cela est vrai.


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