Publiée le 15 mai 2026 à l’occasion du 135e anniversaire de Rerum novarum (de son prédécesseur et homonyme Léon XIII), la première encyclique sociale de Léon XIV était attendue. Sa réflexion s’y articule dans l’espace propre du magistère social de l’Eglise : considérant les enjeux les plus actuels (la révolution en cours avec l’irruption de l’intelligence artificielle), il les replace dans le cadre plus large du bien commun (temporel et spirituel) de l’humanité et les éclaire à la lumière des principes fondamentaux et intemporels de l’anthropologie chrétienne et de la Révélation.
Magnifica Humanitas : la « magnifique humanité » créée par Dieu et rachetée par le Christ est ce qu’il s’agit de protéger, d’honorer et de promouvoir, contre toutes les formes de déshumanisation dont la menace l’évolution sans cesse accélérée du monde contemporain.
La méthode : une réflexion vivante et vivifiée
Le pape commence par rappeler la nature profonde de la doctrine sociale de l’Église et en offre une puissante et personnelle synthèse. La doctrine sociale n’est pas « un ensemble statique de concepts, mais un corpus vivant de vérités, qui préserve et interprète la vocation de l’humanité à une vie pleine et juste » (n. 3), ni une idéologie concurrente ni un énième système politique et économique, ni même un code éthique. Elle naît de la rencontre entre la vérité éternelle de l’Évangile et les « questions nouvelles » de chaque époque (les res novae que Léon XIII avait pris pour titre de son encyclique fondatrice).
Jean-Paul II avait appelé cette manière de procéder un « paradigme permanent » (Centesimus Annus, 1991) : « une pratique exemplaire par laquelle l’Église, face aux transformations historiques, exerce son droit et devoir d’examiner les réalités sociales, de se prononcer à leur sujet et d’indiquer des voies de solution juste » (n. 29). C’est exactement ce que fait Léon XIV en 2026, face à la révolution numérique, déployant la réflexion de l’Église et de ses prédécesseurs dans un horizon nouveau.
La doctrine sociale suppose donc une Église qui n’est pas « étrangère aux dynamiques qui façonnent le visage de la société » (n. 19). Elle reconnaît l’autonomie des réalités terrestres et la distinction entre communauté ecclésiale et communauté politique, bien commun spirituel et bien commun temporel (autonome mais subordonné). Dans sa dimension « sociale », elle ne prétend pas se substituer à l’État ni proposer « une parole définitive » (n. 23) sur des questions techniques spécifiques. Dans sa dimension « doctrinale », elle discerne, éclaire et oriente, à partir des principes intemporels qui fondent sa vision de la personne humaine et du bien commun. Léon XIV va jusqu’à affirmer qu’il n’y a « pas d’évangélisation authentique qui ne touche pas également les structures de la vie en société » (n. 30).
Les fondements : la personne humaine comme « imago Dei »
Le pape pose avant tout le fondement anthropologique, le coeur de la doctrine sociale réaffirmé par Jean-Paul II : « la dignité fondamentale de chaque personne, qui ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée » (n. 53). Cette dignité est ontologique, précédant toute performance, tout rôle social, tout mérite : « Une dignité infinie, qui repose de manière inaliénable sur son être même, appartient à chaque personne humaine, au-delà de toute circonstance et quel que soit l’état ou la situation dans laquelle elle se trouve » (n. 53, citant la déclaration Dignitas infinita de 2024, n. 1).
Cette insistance vise directement la tendance à évaluer les personnes à l’aune de leur efficacité et de leurs performances, travers caractéristique de l’accélération du monde numérique, comme de la « culture du déchet » dénoncée par le pape François, conduisant à nier la valeur inaliénable de toute vie humaine, dès lors que celle-ci ne serait plus « utile ». Le pape identifie comme « particulièrement insidieuse » l’idéologie qui « laisse entendre que chaque personne devrait mériter ou justifier sa propre valeur, au point d’attribuer un plus grand prix à celles qui sont les plus efficaces et les plus performantes » (n. 51).
Léon XIV reprend les cinq grands principes de la doctrine sociale : bien commun, destination universelle des biens, subsidiarité, solidarité et justice sociale, en les relisant à la lumière des défis du numérique. Conformément à la « méthode » de la réflexion sociale de l’Église, ils sont réinterprétés comme des critères concrets de discernement pour les choix technologiques d’aujourd’hui.
Ainsi, la destination universelle des biens s’étend désormais aux « biens immatériels et culturels » et surtout aux « nouvelles formes de propriété : brevets, algorithmes, plateformes numériques, infrastructures technologiques, données » (n. 67). En effet, quand ces biens restent concentrés entre quelques mains, « il se crée un nouveau déséquilibre contredisant la destination universelle des biens et alimentant le fossé entre les inclus et les exclus » (ibid.).
Le principe de subsidiarité (« selon lequel ce que les personnes, les familles, les communautés locales et les corps intermédiaires peuvent faire ne doit pas être assumé par des instances supérieures ») exige que les processus numériques ne soient pas « imposés d’en haut de façon opaque et unilatérale » (n. 71), mais orientés vers le bien commun dans la transparence, encourageant à la responsabilité et à des formes réelles de participation. Le pape remarque que « le niveau qui concentre les compétences, les données et le pouvoir décisionnel est constitué d’entreprises et de plateformes définissant les conditions d’accès » (ibid.) : or la subsidiarité exige que les sociétés humaines ne soient pas réduites à être passivement tributaires de décisions prises là où ne comptent que les enjeux de pouvoir et d’argent.
La solidarité s’étend à l’ « écosystème numérique » : « tout comme l’environnement naturel, cet “écosystème” peut être préservé ou exploité, partagé ou monopolisé » (n. 76). Or la justice sociale doit « garantir à tous un accès équitable aux opportunités, protéger les plus petits et les plus fragiles, lutter contre la haine et la désinformation, et soumettre l’utilisation des données et des technologies à un contrôle public » (n. 80).
Babel ou Jérusalem ?
Léon XIV a choisi d’éclairer la révolution numérique dans une réflexion proprement biblique, à partir de deux grandes figures qui traversent tout le document.
La tour de Babel (Gn 11) est le type du travers contemporain : une construction technologiquement unifiée, mais « conçue sans référence à Dieu, soutenue par une uniformité qui élimine la diversité et, au lieu de la communion, choisit l’homogénéisation » (n. 7). Le résultat n’est pas l’unité souhaitée, mais la dispersion toujours croissante des individualités. Le « syndrome de Babel » désigne concrètement « l’idolâtrie du profit qui sacrifie les plus faibles, l’uniformité qui gomme les différences, la prétention d’un langage unique — y compris numérique — capable de tout traduire, même le mystère de la personne, en données et en performances » (n. 10).
L’alternative est offerte par Néhémie, reconstruisant les murs de Jérusalem après l’exil de Babylone (Ne 2-6). C’est un travail collectif et patient, ancré dans la prière, avec une responsabilité partagée. « À chacun sa partie du mur : scientifiques et chercheurs, entrepreneurs et travailleurs, éducateurs et législateurs, société civile, mouvements populaires et communautés de foi » (n. 13). La diversité y est une ressource, car l’harmonie naît « lorsque chacun assume son rôle et que tout le peuple reconnaît sa force comme venant du Seigneur » (n. 8).
Ce cadre biblique engage une vision anthropologique complète : ce que nous construisons avec la technologie révèle ce que nous aimons. « La manière dont nous concevons et organisons nos relations, notre travail et nos institutions reflète en effet nos valeurs fondamentales et, en dernière analyse, découle de ce qui nous tient le plus à cœur » (n. 130). Reprenant saint Augustin, le pape rappelle que « deux amours ont fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre, l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la cité céleste » (n. 130, citant La cité de Dieu, XIV, 28). La question de l’IA est au coeur de cette alternative fondamentale des deux cités.
Les grands enjeux
Le pape refuse l’enthousiasme naïf comme la peur stérile. L’IA « peut soigner, relier, éduquer, protéger la Maison commune ; mais elle peut aussi diviser, rejeter, engendrer de nouvelles injustices » (n. 9). Elle n’est pas neutre cependant, « car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la régulent et l’utilisent » (ibid.).
L’un de ses diagnostics les plus incisifs porte sur la concentration du pouvoir : « les principaux moteurs du développement sont des acteurs privés, souvent transnationaux, dotés de ressources et de capacités d’intervention supérieures à celles de nombreux gouvernements » (n. 5). Ce pouvoir technologique « essentiellement privé » est ainsi « d’autant plus difficile à cerner, à réguler et à orienter vers le bien commun » (ibid.). Le pape appelle donc à « désarmer l’IA », c’est à dire à « la soustraire à la logique de la compétition armée », à « la rendre discutable, contestable, et donc habitable, en la restituant à la pluralité des cultures humaines » (n. 110).
Il formule ainsi trois exigences pour une gouvernance juste de l’IA : responsabilité (identifier clairement qui répond de ses effets sur les personnes et sur notre environnement humain et naturel), transparence (les systèmes d’IA doivent être intelligibles et leurs biais identifiables), gouvernance (une régulation démocratique, multilatérale et inclusive doit orienter leur développement) (n. 102-107).
Léon XIV prend position avec netteté contre les courants transhumanistes et posthumanistes (qui promettent de « dépasser » à bref horizon la condition humaine). L’erreur profonde de ces récits qui constituent « les fondements idéologiques qui animent certains centres de pouvoir technologique et colonisent l’imaginaire collectif » (n. 115) est de traiter « l’être humain comme un matériau à perfectionner ou à surpasser » (n. 117), ce qui rend plus facile d’accepter que certains soient considérés comme « moins utiles, moins désirables, moins dignes » (ibid.).
La réponse chrétienne se trouve dans l’humilité d’accepter ses limites : « L’humain ne s’épanouit pas malgré la limite, mais souvent à travers la limite » (n. 118). C’est « dans notre nature limitée que trouvent leur place la compassion, la sincère préoccupation face aux besoins des autres, la générosité qui surprend même au milieu des ténèbres et de l’échec, l’expérience spirituelle et l’adoration de Dieu » (n. 119).
Renoncer à cette aventure [l’expérience spirituelle et l’adoration de Dieu], à la fois dramatique et splendide, au nom d’un prétendu dépassement de toutes les limites, pourrait signifier bien des choses mais pas être humain (n. 120).
Le vrai « plus qu’humain » n’est donc pas technologique mais théologal : c’est la divinisation offerte par la grâce du Christ. « Nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai » (n. 128, citant François, Evangelii gaudium, n. 8).
Vérité, travail et liberté : trois combats concrets
Le chapitre IV, plus directement opérationnel, analyse en profondeur les incidences de la révolution en cours sur trois domaines :
La vérité, menacée par la désinformation et la manipulation de l’imaginaire collectif. « La vérité est un bien commun, et non la propriété de ceux qui détiennent le pouvoir ou la visibilité » (n. 137). Le pape appelle à une « écologie de la communication » engageant simultanément les pouvoirs publics, les corps intermédiaires, la famille et l’école. Citant Hannah Arendt, il avertit que le désintérêt pour la vérité mène au totalitarisme : « les sujets idéaux » des régimes totalitaires ne sont pas tant ceux qui sont idéologiquement convaincus, que « les gens pour qui la distinction entre fait et fiction et la distinction entre vrai et faux n’existent plus » (n. 134).
Le travail est « la clé essentielle de toute la question sociale » (n. 148, citant Jean-Paul II, Laborem exercens, 1981). L’automatisation et la robotique « peuvent paradoxalement déqualifier les travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée et les reléguer à des tâches rigides et répétitives » (n. 150, citant la note Antiqua et nova de 2025). Puisque le chômage de masse reste « un mal grave » et une « calamité sociale » (n. 151), l’accès au travail pour tous doit rester « un objectif prioritaire des politiques publiques » (n. 154). Une économie incapable de le garantir « a perdu de vue sa finalité » (n. 167) ajoute-t-il, rappelant ce principe fondamental de la doctrine sociale : le travail et l’activité économique n’ont pas d’abord pour but l’accumulation du profit et du capital mais la garantie de la subsistance des travailleurs et de leurs familles.
La liberté est enfin menacée par les nouvelles formes de dépendance numérique et de contrôle social. Le pape dénonce ces « modèles commerciaux qui prospèrent sur la faiblesse humaine » (n. 170) et les systèmes algorithmiques qui permettent de « profiler, prévoir et orienter les comportements, souvent sans que les personnes en aient pleinement conscience » (n. 171). Cette liberté devient ainsi « une question publique, qui exige des règles claires, de la transparence, des voies de recours » (ibid.). La véritable liberté n’est autre que celle qui permet de connaître et de faire le bien.
Les nouvelles formes d’esclavage
L’encyclique dénonce sans ambages les nouvelles formes d’esclavage liées à l’économie numérique : le travail invisible de millions de personnes qui étiquettent les données et modèrent les contenus, souvent « des jeunes, pour la majorité des femmes, qui travaillent laborieusement pour un salaire de misère » (n. 173) ; l’extraction des terres rares nécessaires à la fabrication d’appareils technologiques à l’obsolescence sans cesse accélérée, « où des enfants et des adolescents travaillent dans des conditions dangereuses » (ibid.) ; sans oublier l’utilisation des plateformes numériques pour la traite des êtres humains.
Léon XIV appelle à une grande vigilance, « pour ne pas avoir à demander pardon à l’avenir pour ne pas avoir été fidèles au trésor de la dignité humaine que renferme notre foi » (n. 177).
La paix et la culture du pouvoir
Le chapitre V aborde frontalement le défi de la guerre et des luttes de pouvoir à l’ère de l’IA. Le pape constate « un véritable changement de paradigme dans le discours public » avec « une réhabilitation inquiétante de la guerre en tant qu’instrument de politique internationale » (n. 190). En outre les systèmes d’armes autonomes liés à l’IA « rendent la guerre plus “accessible” et moins soumise au contrôle humain » (n. 197, citant la note Antiqua et nova de 2005). Or « il n’existe aucun algorithme capable de rendre la guerre moralement acceptable » (n. 198). La décision de recourir à la force létale « ne peut être déléguée à des processus opaques ou automatisés » (n. 200), car le pape rappelle que l’unique principe permettant un exercice proportionné et toujours contrôlé de la violence est celui de la légitime défense.
La mission de l’Église est au contraire de promouvoir la « civilisation de l’amour » héritée de Paul VI et Jean-Paul II, en l’actualisant pour l’ère numérique. Le pape propose cinq orientations concrètes : désarmer les mots, construire la paix dans la justice, adopter le regard des victimes, cultiver un sain réalisme, relancer le dialogue et le multilatéralisme.
Le rôle de l’Église
L’Église elle-même doit se soumettre aux principes qu’elle enseigne au monde, afin de remplir son rôle d’exemple : « La Doctrine sociale n’est pas seulement un message adressé à la société : c’est aussi un examen de conscience pour l’Église » (n. 86). La subsidiarité doit donc être un « critère de gouvernement et de vie pastorale » ; la solidarité doit se nourrir de l’Eucharistie et trouver des formes concrètes de partage des biens (n. 88) ; la justice exige d’assainir « les relations et les structures ecclésiales de ces distorsions qui engendrent des inégalités, de l’opacité et des abus de pouvoir » (n. 89).
Dans la transformation numérique, l’Église se voit encore confier une mission éducative irremplaçable. L’école est « le lieu où les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à aimer la vérité, à s’interroger sur le sens de la vie et sur la dignité de chaque personne » (n. 143). Les communautés chrétiennes sont donc invitées à une « alliance éducative » avec les familles et les institutions publiques pour « accompagner les enfants et les jeunes à utiliser les technologies comme un espace de relation responsable » (n. 238). Éduquer à un usage humain du numérique est qualifié de « forme concrète de charité et de sauvegarde de leur dignité » (ibid.).
Fidèle à l’« option préférentielle pour les pauvres » qui traverse toute la doctrine sociale depuis Jean-Paul II, Léon XIV rappelle que l’IA a « un visage social » que l’Église ne peut ignorer. L’Église est appelée à être « une voix qui rend visible une autre mesure, en préservant les liens, en redonnant la parole aux personnes invisibles et en orientant les processus vers la dignité des personnes » (n. 235).
Cette vocation s’enracine dans l’Eucharistie, « sacrement de l’unité » qui « ouvre à la justice et au partage, avec une attention préférentielle pour ceux qui portent le fardeau de la pauvreté et de la marginalisation » (n. 235).
Magnificat
Dans la conclusion de l’encyclique, Léon XIV confie son programme à Marie, « poétesse et prophétesse de la rédemption », dont le Magnificat révèle « le dessein transformateur de l’économie chrétienne, le résultat historique et social qui tire encore aujourd’hui du christianisme son origine et sa force » (n. 244, citant Paul VI). C’est en elle que la doctrine sociale trouve sa clé herméneutique ultime : voir l’histoire « avec les yeux de ceux qui souffrent, et non avec le regard des grands » (n. 244), croire que Dieu « se range du côté des derniers » (n. 243), même quand son action reste invisible sous l’apparence des événements.
Dans l’humble fidélité de chaque jour, l’ère de l’IA peut elle aussi devenir un passage par lequel l’Esprit fait mûrir la civilisation de l’amour dans notre vie (n. 245).
Dans Magnifica humanitas la doctrine sociale démontre sa vitalité : ni nostalgique d’un ordre révolu, ni naïvement enthousiaste du progrès, elle avance avec « un langage évangélique » qui « éclaire sans humilier » (n. 14), portant « des critères de discernement — dignité de la personne, destination universelle des biens, option pour les pauvres, soin de la Maison commune, paix — » dans les espaces les plus techniques et les plus abstraits de l’économie contemporaine.
« Ce que nous sommes en train de construire, pour qui le construisons-nous ? » interroge le pape. Le bien commun temporel, pour être véritablement humain, doit rester ordonné à cette « magnifique humanité » que le Verbe incarné a définitivement révélée et rachetée — « car aucune machine ne pourra jamais la remplacer dans sa splendeur » (n. 15). La première encyclique de Léon XIV est donc un véritable envoi en mission pour « aider les fidèles laïcs, tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à redécouvrir leur mission : mettre en pratique, dans la vie quotidienne, dans les relations familiales, au travail et dans la vie sociale, les principes [de la doctrine sociale] en se laissant animer par l’intention d’incarner l’amour de Dieu dans le cours concret de l’histoire » (n. 47).
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