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Les quatre parties de la pénitence (2/4) : la confession

La semaine dernière, nous avons commencé une série de quatre articles sur les quatre parties du sacrement de Pénitence : contrition, confession, absolution, satisfaction. Aujourd’hui, nous continuons avec la confession.

Le mot « confession » vient du latin confiteri, avouer, révéler. On peut définir la confession comme l’accusation des péchés personnels commis après le baptême, accusation qui est faite auprès du prêtre compétent, afin d’en obtenir l’absolution.

La nécessité d’avouer ses péchés auprès d’un prêtre se fonde sur la parole du Christ instituant le sacrement de la Pénitence : « les péchés seront remis à ceux auxquels vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux auxquels vous les retiendrez » (Jn 20, 23). Le fait que les Apôtres (et leurs successeurs, et les prêtres) doivent décider s’ils doivent remettre ou non les péchés implique qu’ils doivent poser un jugement, et donc qu’on leur a exposé les péchés pour lesquels il faut donner (ou non) le pardon.

Quelles sont les caractéristiques d’une bonne confession ? Une bonne confession doit être vraie, intègre et sobre.

1° Vérité

La confession doit être vraie, c’est-à-dire qu’il faut dire fidèlement le vrai. Cacher volontairement un péché mortel[1]Cela vaut également si on ment, en omettant un détail ou une circonstance qui change complètement la compréhension de l’acte commis. rend le sacrement de la Pénitence invalide (donc aucun péché n’est pardonné), et le pénitent se rend coupable d’un péché supplémentaire de sacrilège. Il est important au début de sa confession d’informer le prêtre de quand date notre dernière confession, et quel est notre état de vie.

2° Intégrité

La confession doit être intègre, c’est-à-dire qu’il faut confesser tous les péchés mortels commis après le baptême et qui n’ont pas déjà été confessés dans le sacrement de Pénitence. Au moins, tous ceux dont on se souvient au moment du sacrement, après un sérieux examen de conscience[2]Si après le sacrement de la Pénitence, on se souvient d’un péché mortel non encore confessé, il faut le dire à la prochaine confession.. Il faut confesser des péchés précis, avec leur nombre et leurs circonstances.

  1.  Des péchés précis, c’est-à-dire qu’il ne suffit pas de dire « j’ai péché contre la charité » ; il faut avouer des faits précis, concrets : « j’ai parlé de manière irrespectueuse à un collègue », « j’ai entretenu des pensées de jalousie envers un membre de ma famille », etc. À noter qu’il faut confesser un péché qu’on a eu l’intention de commettre, même si concrètement on n’a pas pu passer à la réalisation.
  2.  Il faut indiquer – au moins approximativement, si on ne se souvient pas de manière précise – le nombre ou la fréquence des péchés : d’une part, c’est pour manifester un vrai regret de tous et chacun de ces péchés ; d’autre part, cela peut aider le prêtre pour évaluer notre situation de pénitent et nous donner des conseils approprié
  3.  Enfin, il faut également indiquer les circonstances qui peuvent modifier la gravité d’un acte. Par exemple, un vol commis dans une église a également la gravité d’un sacrilège ; des péchés contre le 6e et le 9e commandement commis par une personne mariée pourront avoir en plus la gravité d’un adultère ; frapper quelqu’un dans un cadre de légitime défense; etc. Il faut également préciser les conséquences possibles de certains actes, surtout quand elles sont graves (par exemple, si à cause d’un mensonge ou d’une calomnie, une tierce personne subit un grave dommage).

3° Sobriété

La confession doit être sobre : il suffit d’avouer les péchés précis, avec leur nombre et leurs circonstances. Il n’est pas utile de faire tout un récit romancé ou de donner des détails inutiles. En particulier en ce qui regarde le 6e et le 9e commandement, il faut garder la pudeur et la réserve[3]Cette précaution vise à éviter des tentations contre la chasteté, tant pour le pénitent que pour le confesseur.. Quand on confesse ses péchés, il ne faut pas chercher à se donner des excuses. Enfin le sacrement de la Pénitence n’est pas le moment pour dire ce qu’on a fait de bien, ou pour parler de ce qui ne regarde pas directement le sacrement[4]Même si le sacrement de Pénitence est l’occasion d’une certaine direction spirituelle, par les avis et conseils que donne le confesseur, il ne faut pas confondre le sacrement et la direction … Continue reading : comme on l’a vu avec la définition donnée au début de cet article, on vient au sacrement pour confesser ses péchés, afin d’en obtenir le pardon.

Soigner sa confession est un acte d’humilité, et le signe que l’on se reconnaît en vérité tel que l’on est devant Dieu. Apportons-y donc le soin nécessaire, pour qu’à l’aveu de nos misères réponde l’infinie miséricorde du Bon Dieu.

Références

Références
1 Cela vaut également si on ment, en omettant un détail ou une circonstance qui change complètement la compréhension de l’acte commis.
2 Si après le sacrement de la Pénitence, on se souvient d’un péché mortel non encore confessé, il faut le dire à la prochaine confession.
3 Cette précaution vise à éviter des tentations contre la chasteté, tant pour le pénitent que pour le confesseur.
4 Même si le sacrement de Pénitence est l’occasion d’une certaine direction spirituelle, par les avis et conseils que donne le confesseur, il ne faut pas confondre le sacrement et la direction spirituelle, qui ont deux buts différents.
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