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La mort de saint Paul

La chronologie de la vie de saint Paul est difficile à préciser. Né au début du 1er siècle, converti entre 34 et 36, il meurt entre 62 et 68, donc quand il avait une cinquantaine ou une soixantaine d’années. 
Dans le Nouveau Testament, comme dans la Tradition, le destin de saint Paul est lié à celui de saint Pierre. 

En Jn 21,18-19 Pierre apprend de Jésus son martyre futur : 

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais ; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas. » Il signifiait, en parlant ainsi, le genre de mort par lequel Pierre devait glorifier Dieu.

En Ac 21,11-13, à Césarée, un certain Agabus prophétise à propos de Paul : 

Prenant la ceinture de Paul, il s’en lia les pieds et les mains en disant : « Voici ce que dit l’Esprit Saint : L’homme auquel appartient cette ceinture, les Juifs le lieront comme ceci à Jérusalem, et ils le livreront aux mains des païens. » À ces paroles, nous nous mîmes, avec ceux de l’endroit, à supplier Paul de ne pas monter à Jérusalem. Alors il répondit : « Qu’avez-vous à pleurer et à me briser le cœur ? Je suis prêt, moi, non seulement à me laisser lier, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus. »

On observe un point commun à ces prophéties, le fait d’être ceint signifiant la mort (d’où le geste de Jésus se ceignant pour laver les pieds de ses apôtres, la veille de sa Passion). La Tradition nous apprend aussi que les deux apôtres sont morts à Rome, dans les années soixante du premier siècle. 

La captivité à Rome

De nos jours à Rome, on peut visiter l’église San Paolo alla Regola, que la Tradition désigne comme surmontant l’endroit où St Paul a séjourné « dans les chaînes » (Ep 6,20), c’est-à-dire en résidence surveillée, attaché à un garde qui risquait la peine capitale si son prisonnier s’échappait. Ac 28,16 : « Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait ». La chaîne qui les reliait est visible à la basilique de St-Paul hors-les-murs, selon une tradition dont fait mention le pape St Léon le Grand au 5e siècle. Paul est dispensé du cachot car il est citoyen romain. 

Que se passe-t-il ensuite ? Selon les derniers mots des Actes des apôtres : « Paul demeura deux années entières dans le logis qu’il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver, proclamant le Royaume de Dieu » (Ac 28,30-31). Au bout de deux ans, le procès était abandonné si les accusateurs ne se présentaient pas, ce qui peut être le cas pour Paul, qui aurait retrouvé sa liberté en 62. 

Dans l’église San Paolo alla Regola, une salle voutée sert d’oratoire, avec l’inscription : Divi Pauli Apostoli Hospitium et Schola, pour indiquer que St Paul aurait logé et enseigné là. C’est la seule église dédiée à St Paul à l’intérieur de Rome. A cet endroit, le Tibre formait un marécage sableux. Le mot italien regola dérive d’un mot latin désignant le sable (arenula). Dans la Rome antique, on trouvait dans ce quartier des teinturiers et des marchands de tissu. Il est possible que St Paul, qui fabriquait des tentes (Ac 18,3), ait travaillé pour eux afin de payer son logement.

Toutefois, un autre lieu fait mémoire de son séjour : l’église Santa Maria in Via Lata, sur le Corso, où une tradition du 5e siècle voit la demeure de St Paul pendant les deux ans de sa captivité.

Les pèlerins visitent aussi la célèbre prison Mamertine, au pied du Capitole. C’est le Carcer Tullianum, la plus ancienne prison de Rome, un cul-de-basse-fosse remontant peut-être au 7e siècle avant JC. St Pierre et St Paul y auraient été internés ensemble, selon des documents du 9e siècle, basés sur des éléments remontant au 5e siècle. Mais force est d’admettre que les sources sont tardives et peu crédibles. A l’époque, les apôtres n’étaient pas des prisonniers de haut rang, comme avait pu l’être Vercingétorix par exemple, qui aurait été étranglé dans cette prison en 46 avant JC. Il est improbable de toute façon que Pierre et Paul aient été emprisonnés ensemble.

Selon Daniel Marguerat, « l’exécution de Paul à Rome (…) est suffisamment attestée par les écrits du IIe siècle, et la vénération précoce de son martyre suffisamment confirmée archéologiquement, pour que nous puissions considérer sa fin violente comme une hypothèse historique raisonnable »[1]Daniel Marguerat, « Le silence sur la mort de Paul dans les Actes des Apôtres », Études théologiques et religieuses 90/1, 2015, p.1-29 (ici p. 17)..

Les sources

Vers 96, donc environ trente ans après la mort de Paul, Clément de Rome écrit aux Corinthiens et donne quelques indices. Puis viennent les Actes de Paul, une œuvre apocryphe écrite vers 150, s’achevant par une évocation assez vague du martyre : on y apprend qu’après un dialogue avec Néron (ce qui est invraisemblable), Paul serait mort décapité en dehors de Rome, et qu’alors du lait[2]Il s’agit peut-être d’une allusion à ce mot de St Paul aux Corinthiens : « c’est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide » (1 Co 3,2). aurait éclaboussé son bourreau. « Il se leva, se tourna vers l’Orient et pria longtemps en ces termes : “Père, je remets mon esprit entre tes mains.” Puis il tendit son cou sans prononcer un mot de plus ». La décapitation, accordée aux citoyens romains, est confirmée par Tertullien, vers 200.

Au 4e siècle, l’historien de l’Eglise Eusèbe de Césarée situe les martyres de Pierre et Paul à la fin du règne de Néron (en 68), comme apogée de ses crimes. Il rapporte que, vers 200, le prêtre Gaïus a évoqué dans une lettre les « trophées » des deux apôtres, c’est-à-dire leurs tombeaux, pour Pierre au Vatican et pour Paul sur la route d’Ostie. 

Comment expliquer la rareté des sources ? Elle vient peut-être du fait qu’en 303 la persécution de Dioclétien a détruit toutes les archives de l’église de Rome ; ou plus simplement du fait que le martyre de Paul n’a pas eu de témoins chrétiens. Par la suite, la Tradition va s’enrichir de nouveaux récits, parfois assez fortement divergents, tant pour le motif de la mise à mort que pour ses circonstances (date, lieu, mode…). Selon David Eastman, « au fil du temps, les historiens et les théologiens ont eu tendance à gommer ces aspérités, donnant l’impression que les sources anciennes s’alignaient toutes dans une certaine direction. Or, cette impression donne une fausse représentation des faits »[3]David L. Eastman, The Many Deaths of Peter and Paul, Oxford Early Christian Studies, Oxford, Oxford University Press, 2019, p. 9.. En général, le contexte qui entoure ces récits aide à comprendre leurs différences. Finalement, il faut reconnaître la pauvreté des sources et leur manque de fiabilité. Plus tard, le Moyen Age brodera avec beaucoup d’inventivité (et d’influence dans l’art), comme on le constate en particulier dans la Légende dorée de Jacques de Voragine (13e siècle). 

Le motif du martyre

Nous avons mentionné l’épître aux Corinthiens de Clément de Rome (vers 96 après JC). Comme il n’y a pas eu beaucoup de témoins de la mort de Paul, Clément n’en donne pas les détails, qu’il ne connaît pas. Il indique cependant que le martyre de Paul (et de Pierre) a été le fruit « de la jalousie et de la discorde », ce qui suggère une cause interne à l’Église. C’est peut-être cette information embarrassante pour l’Église primitive qui explique le silence des Actes des apôtres. Jusqu’à Rome où ils étaient nombreux, les chrétiens d’origine juive, unis à ceux de Jérusalem, n’auraient guère soutenu le représentant d’une large ouverture de l’Église aux païens. Daniel Marguerat estime ainsi que le mutisme des Actes sur la mort de Paul est en fait « un rideau de silence tiré par l’auteur des Actes sur l’absence de solidarité active manifestée dans ce drame par l’Église de Jérusalem »[4]Daniel Marguerat, art. cit., p. 29..

Dans les textes postérieurs les plus anciens, Pierre est tué pour avoir prêché la chasteté et irrité l’élite romaine, tandis que Paul est tué pour la menace politique potentielle qu’il représente pour Néron. Les premières traditions littéraires relatent séparément leur martyre. Au 5e siècle, la motivation de leur mise à mort change, pour finalement se concentrer sur leur opposition à Simon le magicien, le faux prophète et dangereux manipulateur évoqué dans les Actes des apôtres (Ac 8,9‑24).

La date

La mort des apôtres n’est pas datée dans les documents les plus anciens, bien que tous s’accordent à dire qu’ils ont été tués sous le règne de Néron (achevé en 68). Leurs exécutions sont ensuite placées à la même date (généralement le 29 juin, mais parfois le 28 décembre), à partir du milieu du 3e siècle, pour souligner la communion des deux colonnes de l’Eglise romaine (concordia apostolorum).

Au terme de son procès, en 62, soit saint Paul est exécuté sans témoins, soit il part pour les « bornes de l’Occident », comme l’écrit Clément de Rome. À partir de la fin du 2e siècle, on estime qu’il est allé en Espagne, selon le désir exprimé aux Romains : « à présent, comme je n’ai plus d’occupation dans ces contrées et que depuis des années j’ai un vif désir d’aller chez vous, quand je me rendrai en Espagne… Car j’espère vous voir en cours de route et être mis par vous sur le chemin de ce pays, une fois que j’aurai un peu savouré la joie de votre présence » (Rm 15,23-24). Cependant il n’en reste aucune trace : la présence chrétienne en Espagne n’est attestée qu’à partir du 3e siècle. 

Puis (vers 65 ?), si donc il a survécu au premier procès, Paul est arrêté à nouveau, probablement à Éphèse, et revient à Rome, d’abord à la caserne des prétoriens. Depuis la persécution de 64, il ne reste pas beaucoup de chrétiens dans la ville, où l’ambiance est délétère. Les chrétiens ont mauvaise réputation et il semble que Paul soit suspect de subversion. Les stoïciens aussi sont persécutés. Le préfet du prétoire, Tigellin, élimine toute influence apparaissant menaçante pour le pouvoir. Il est possible que Paul soit perçu comme un philosophe ou un magicien, en tout cas comme influent. Selon Chantal Reynier, « il est probable que les responsables de l’arrestation de Paul soient les astrologues et les mages officiels qui appartiennent au cercle des intimes de Néron »[5]Chantal Reynier, Vie et mort de Paul à Rome, Paris, Cerf, 2016, p. 187..

Cela va mener Paul au martyre, entre 62 et 64 (selon Marguerat[6]Daniel Marguerat, Paul de Tarse. L’enfant terrible du christianisme, Paris, Seuil, 2023, p. 323.), ou vers 65 (selon Reynier[7]Chantal Reynier, Paul de Tarse, coll. « Personnages de la Bible », Paris, Cerf, 2023, p. 48.) ou bien vers 67-68 (selon Baslez[8]Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, édition augmentée, Paris, Fayard/Pluriel, 2012, p. 291.). Il a pressenti sa fin : « quant à moi, je suis déjà répandu en libation et le moment de mon départ est venu » (2 Tm 4,6). Il se plaint de ne pas avoir été soutenu : « la première fois que j’ai eu à présenter ma défense, personne ne m’a soutenu. Tous m’ont abandonné ! Le Seigneur, lui, m’a assisté et m’a rempli de force afin que, par moi, le message fût proclamé et qu’il parvînt aux oreilles de tous les païens. Et j’ai été délivré de la gueule du lion » (2 Tm 4,16-17 ; le lion peut désigner Néron).

Au cours de ce nouveau procès, la deuxième comparution sera fatale. Mais bizarrement ce n’est pas le Nouveau Testament qui nous l’apprend. On peut s’en étonner : pourquoi les Actes des apôtres ne racontent-ils pas la mort de St Paul (ou celle de St Pierre) ? Il y a plusieurs hypothèses :

– les Actes auraient été écrits et achevés avant la mort des apôtres. 

– leur auteur, Luc, ne connaissait pas les détails de ces exécutions.

– si Luc a écrit à une époque où la situation des chrétiens de Rome s’est améliorée, il risquait de raviver le ressentiment du pouvoir impérial contre eux. 

– Luc voulait conclure sur une image positive et ouverte de la mission chrétienne.

– les martyres de St Pierre et de St Paul ont peut-être une cause indigne, gênante pour les premiers chrétiens : des indices laissent penser que les deux apôtres auraient été trahis par d’autres chrétiens. 

– les morts des deux apôtres sont présentées de façon symbolique, par l’emprisonnement de Pierre en Ac 12 et le naufrage de Paul en Ac 27. Cela permet de faire suivre cette mort figurée d’une « résurrection » : l’évasion de Pierre et la survie de Paul, pour permettre le parallèle avec la mort et la résurrection de Jésus, car le chrétien doit suivre son maître dans le mystère pascal.

Le lieu du martyre

Comme pour le motif et la date de l’exécution des apôtres, le lieu varie également. Les sources les plus anciennes sont muettes sur l’endroit où ils ont été mis à mort, bien que des sites commémoratifs aient été établis par la suite (au Vatican pour Pierre, mais une autre tradition place le lieu du martyre au flanc du Janicule, à l’emplacement du tempietto de Bramante, jouxtant l’actuelle église St-Pierre in Montorio).

Pour Paul, deux emplacements sont en concurrence, sans qu’on puisse les départager. Certaines sources (dont Eusèbe de Césarée et St Grégoire le Grand) situent le martyre de St Paul sur la route d’Ostie (dans le secteur de la basilique de St-Paul hors-les-murs). Mais une autre tradition situe le martyre plus au sud, sur la Via Laurentine, là où on en fait aujourd’hui mémoire. C’est depuis le 5e siècle l’emplacement d’une église, qui deviendra plus tard l’abbaye de St-Paul des Trois fontaines : selon une légende tardive, la tête tranchée de Paul rebondit trois fois, faisant jaillir ces trois fontaines (une chaude, une tiède, une froide). La première trace écrite de ce miracle remonte au 14e siècle, sur la base d’une iconographie datant au mieux du 12e. Non loin se trouve une petite église, Sancta Maria Scala Coeli, édifiée au 12e siècle et rebâtie au 16e. Dans la crypte, à droite de l’autel, un réduit est présenté comme la prison de l’apôtre avant son exécution.

Le lieu de la sépulture

À la basilique de St Paul hors-les-murs, sous l’autel majeur, se trouve le tombeau présumé de l’apôtre, visible depuis 2008 (l’année St Paul). En marbre blanc, il fait environ 2,5 m de long, 1,25 m de profondeur et 1 m de haut. Depuis la fin du 4e siècle, le tombeau est recouvert d’une plaque de marbre, avec l’inscription Paulo apostolo mart[yri]. Les trois orifices servaient à faire des reliques de tissu par contact avec le sarcophage.

En 2009, par une perforation opérée dans ce sarcophage du 4e siècle, les archéologues ont réussi à prélever des traces d’un tissu précieux en lin coloré de pourpre, laminé d’or fin, et d’un tissu de couleur bleu avec des filaments de lin. Ils ont noté également la présence de grains d’encens rouge et de fragments d’os, qui furent soumis à l’examen du carbone 14 par des experts ignorant leur provenance. Ceux-ci conclurent qu’il s’agissait d’ossements appartenant à une personne ayant vécu il y a environ deux mille ans. Pour en savoir plus, il faudrait ouvrir la tombe, ce qui impliquerait de lourds travaux : déplacer l’autel papal et probablement aussi le baldaquin.

Étant donné le niveau auquel il se trouve, ce sarcophage n’est pas la sépulture originelle de Paul, qui se trouve certainement à un niveau inférieur, mais on peut imaginer une translation verticale du corps de l’apôtre, à la fin du 4e siècle. Par ailleurs, la découverte de graffiti en araméen suggère une vénération précoce par des judéo-chrétiens.

Il semble que Paul ait été enterré dans la propriété de Lucina, une matrone romaine convertie au christianisme. Elle aurait aussi recueilli son sang, placé ensuite dans un reliquaire qui aurait été conservé jusqu’en 1793 à la basilique royale de St-Denis, près de Paris. Sur le tombeau de saint Paul, l’empereur Constantin fera élever une basilique, consacrée par le pape avant 337 (avec le tombeau au cœur de l’abside). Trop petite, cette église sera remplacée par une basilique neuf fois plus grande, consacrée en 390. L’actuelle basilique de St-Paul-hors-les-murs, consacrée en 1854, en est la reproduction, suite à un incendie dévastateur survenu en 1823. C’est la troisième plus vaste église du monde.

Que retenir finalement de la mort de l’apôtre, sinon ce cri du cœur : « pour moi, la vie c’est le Christ et mourir est un gain » (Ph 1,21). Fermement animé par l’espérance chrétienne, Saint Paul ne redoutait pas la mort, préférant « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5,8).

Lire aussi : Saint Pierre, saint Paul et le sacerdoce

Références :

– Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, édition augmentée, Paris, Fayard/Pluriel, 2012.

– Lorenzo Bianchi, « La tombe de S. Paul sur la Via Ostiense », 30 Jours dans l’Eglise et dans le monde n° 10, 2008.

– David L. Eastman, The Many Deaths of Peter and Paul, Oxford Early Christian Studies, Oxford, Oxford University Press, 2019.

– Daniel Marguerat, « Le silence sur la mort de Paul dans les Actes des apôtres », Études théologiques et religieuses 90/1, 2015, p.1-29.

– Daniel Marguerat, Paul de Tarse. L’enfant terrible du christianisme, Paris, Seuil, 2023.

– Chantal Reynier, Vie et mort de Paul à Rome, Paris, Cerf, 2016.

– Chantal Reynier, Paul de Tarse, coll. « Personnages de la Bible », Paris, Cerf, 2023.

Références

Références
1 Daniel Marguerat, « Le silence sur la mort de Paul dans les Actes des Apôtres », Études théologiques et religieuses 90/1, 2015, p.1-29 (ici p. 17).
2 Il s’agit peut-être d’une allusion à ce mot de St Paul aux Corinthiens : « c’est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide » (1 Co 3,2).
3 David L. Eastman, The Many Deaths of Peter and Paul, Oxford Early Christian Studies, Oxford, Oxford University Press, 2019, p. 9.
4 Daniel Marguerat, art. cit., p. 29.
5 Chantal Reynier, Vie et mort de Paul à Rome, Paris, Cerf, 2016, p. 187.
6 Daniel Marguerat, Paul de Tarse. L’enfant terrible du christianisme, Paris, Seuil, 2023, p. 323.
7 Chantal Reynier, Paul de Tarse, coll. « Personnages de la Bible », Paris, Cerf, 2023, p. 48.
8 Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, édition augmentée, Paris, Fayard/Pluriel, 2012, p. 291.
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